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Immeubles modernes, routes à foison, parc automobiles renversant, mégapole victime de son bitume brulant aux heures de pointes, offrant un tableau sonore migraineux qui ne va jamais sans son parfum pétrolifère.

Alerte à la population! Les poumons de notre si belle ville ne semblent plus présenter de bronche respirable. Nos bouffées d'air sont chargées de particules en suspension issues de la combustion incomplète de carburant et à l’origine de troubles respiratoires. Les premières stations de mesures jugées fiables installées à Sidi Othmane, Aïn Sebaâ et Zerktouni montraient déjà en 2005 des pics inquiétants de pollution à l’oxyde d’azote, à l’ozone et au dioxyde de soufre de jour comme de nuit.

A cette époque déjà le niveau de particules en suspension dans l’air, présenté par la direction de la météo comme «un polluant dangereux», dépassait souvent de plus de 300 fois la norme marocaine de 400 micro-grammes/m3. Termes techniques que tout le monde côtoie à travers la traduction d'asthme, de toux, de sinusites ou de maux cérébraux en tout genre et plus discrètement de cancers.

Force est de constater que Casablanca est à la traîne en matière de solution anti-pollution atmosphérique. Partout dans la ville, des blocs de béton se dressent là où le plan d’urbanisme prévoyait la présence d’arbres et de verdure. Le troc d’oxygéné contre le profil aura t'il un jour raison de notre santé?

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