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La dictature n'est rien d'autre qu'une machine à fabriquer du passé avec de l'avenir." Pierre Mertens. Des manifestations citoyennes et estudiantines toutes pacifique contre le 4e mandat présidentiel ont été réprimées par des cohortes de policiers, qui ne se sont pas fait prier pour arrêter et disperser la protesta. 

Affolés, le clan présidentiel et ses courtisans, les puissances d’argent mal acquis tentent vaille que vaille de faire taire toute voix discordante à leur projet immoral de nous imposer un grand malade comme "faire-valoir" de président. S’offrant ainsi, une gouvernance par procuration pour mieux servir leurs intérêts, leurs acquis, leurs rangs et leurs privilèges.

L’usage de la force, il est vrai, peut conquérir les corps, peut-il pour autant, conquérir les cœurs ? Des cœurs remplis d’amertume, de haine et de moult griefs contre un système politique monolithique qui se perpétue de 1962 à ce jour, qui se succède à lui-même au nom d’une légitimité révolutionnaire acquise loin des feux de l’action des wilayas de l’intérieur du pays, aveuglé par son mépris de la plèbe et de ses mille rêves et aspirations. 

En quinze ans de règne et près de 800 milliards de dollars dépensés non pour consolider l’état de droit, l’indépendance de la justice, la formation qualitative du système éducatif, l’amélioration de la qualité des soins de ses hôpitaux et surtout l’amélioration du cadre de vie de ses habitants, que dalle ! Pléthores de kleptocrates, des criminels en col blanc ont envahis tous les rouages de l’état, de l’administration et des collectivités locales, y régnant en maîtres absolus des lieux, ils font et défont les Hommes, des patriotes, d’honnêtes gens se dressant sur leurs passages, n’hésitant pas à les trainer dans la boue en toute iniquité pour arriver à leurs fins. Comme le dit si bien mon ami A.L.E "Il est remarquable que les âmes inférieures abusent des parcelles de pouvoir que la bêtise ou le hasard leurs ont conférés."

Tour à tour, les scandales portant atteinte à l’économie nationale font surface : l’affaire du Sucre, la Sonatrach, l’autoroute Est-Ouest, la grande mosquée d’Alger défraieront la chronique, en faisant la UNE des quotidiens nationaux dénonçant l’incurie, la corruption, et la forfaiture. Pour faire bonne mesure, des lampistes en paieront le prix, d’autres plus chanceux, se sont vu offrir une porte réservée à l’aéroport d’Oran pour se dérober au cours de la justice, et dans la foulée, un observatoire national contre la corruption est institué, qui étrangement, est resté bien muet depuis.

De mémoire d’Algériens, jamais la corruption, désormais démocratisée de la base au sommet, la rapine, la déliquescence de l’Etat, le népotisme, le régionalisme (autant de ministres d’une même région) le carriérisme ministériel et ses déboires, l’entrave aux libertés d’expression, de circulation n’ont été si criardes que durant ces trois derniers quinquennats. Depuis presque une année, Abdelmalek Sellal, faisant dans le clientélisme, distribue, à tour de bras, de colossaux budgets aux 47 wilayas visitées, non sans leur rappeler de voter pour l’homme providentiel qu’est Bouteflika. 

"La stabilité du pays n’est pas l’œuvre de Sidna Nouh mais revient à cet homme", a-t-il martelé à Illizi .Soit ! En vérité, la réconciliation nationale initiée sous l’ére Zeroual a été pour beaucoup à l’origine de cette stabilité. Pour des considérations de gloriole au seul bénéfice de Bouteflika, on ne souffle mot Les martyrs du devoir : Officiers, sous-officiers et hommes de troupe de nos services de sécurité (policiers, gendarmes, A.N.P) et des milliers de citoyens civils doivent se retourner sous terre pour une telle ingratitude et un tel oubli.

Amar Bouyounes, l’ex-opposant devenu ministre, ne s’en est pas allé avec le dos de cuillère pour taxer les opposants au 4e mandat d’antidémocrates, moins cinq, il les aurait accusé de haute trahison pour crime de lèse-majesté. Voilà ce dont rêvent désormais les Saidani, Benyounes et Ghoul, d’une Algérie motus et bouche cousue, pour mieux asseoir leurs desseins inavoués, de pérenniser pour un temps leurs statures, leurs rangs et tout le kit de leur fonction respective. 

Quelle lecture donneront ces serfs de service quant aux retraits des candidatures de Benbitour, Mohand Tahar Yala, ne cautionnant pas cette mascarade présidentielle, entachée dès le départ par de multiples transgressions de ses lois et règlements, et des 4 autres challengers restants, qui s’en vont faire une bataille à la Don quichotte. En effet, ils ne récolteront que du vent, puisque le lauréat est déjà connu et reconnu. 

Le vote c’est juste une petite formalité, histoire d’amuser le peuple, l’espace d’un temps, l’espace d’une énième duperie afin de donner des couleurs démocratiques et populaire à un scrutin légalisant le royaume de Bouteflika 1er. L’appel du 17 avril 2014 est déjà lancé pour célébrer la nouvelle monarchie "républicaine" avec tout le faste et les augmentations de salaires. Que Dieu, tout puissant, préserve le pays !

Brahim Ferhat

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