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Si on regarde de près le mot « charisme », ce qui saute aux yeux, c’est le mot « charme ». Il en est de même du mot prisme, mais sans la lettre « P ». Ici, le jeu de mots porte sur les homonymes « p » et « paix », donc formellement, cet aphorisme est correct puisque « charme » et «risme» font, tous les deux, partie du mot charisme.

Mais cette pensée est également valable sémantiquement, car dans le charisme, il y a en fait un charme indéfinissable, un ascendant et une autorité hors du commun, dus à la personnalité forte, aux idées apportées et au halo ou l’aura qui accompagnent le charismatique, ce qui l’illumine et draine les foules vers lui, l’exemple de Mandela et de Gandhi. Mais le charme du charisme, s’il est incontestable, son prisme ne l’est pas moins, vu que le charismatique, peut voir la vie à travers un prisme et la réalité sous un angle erroné et, en tant que leader, mener ses suiveurs à la catastrophe, l’exemple de Hitler.

Enfin, le charismatique ne mène jamais de vie facile ou sereine à cause de ce même charme et de ce même prisme. Au contraire, sa vie est très mouvementée et dépourvue de quiétude donc, sans paix. Moralité : tous les charismatiques ne sont pas bons à suivre et il y en a bien qui cachent leur prisme, encore faut-il qu’ils en soient conscients.

Comme on ne manquera pas de le constater, il existe une parfaite concordance entre la forme et le fond de cet aphorisme, c’est le fruit de la technique « mot sur mot » qui associe l’aspect visuel et auditif à l’aspect intellectuel et moral de la réflexion, le jeu de mots et des sonorités à la profondeur de la pensée, ce qui donne naissance à une infinité d’interprétations, ou plutôt une infinitude, devrais-je dire, puisque le mot est plus juste, didactiquement et philosophiquement.

Nouhad Mansouri





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