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Elle s'appelle "Jouhara". Un diamant, dont l'étincelle rayonne aussi bien à Kinshasa et à Brazzaville qu'à Pointe-Noire auprès de la quasi-totalité de la communauté marocaine résidant en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo voisin.

De son vrai nom, Zouhra Bakhiyate, cette ressortissante marocaine, toujours souriante, accueillante et joviale, a réussi désormais à forger une réputation de pierres précieuses aux fins-fond du continent africain et à forcer respect et admiration grâce, entre autres, à sa disponibilité hors-pair et à son altruisme que d'aucuns de ses compatriotes en RDC ne peuvent désormais contester jusqu'ici.

En 2006, Mme Bakhiyate, connue sous le sobriquet de "Jouhara" depuis sa plus tendre enfance et continue le colporter aussi bien au Maroc qu'en RDC, s'était armée de son bâton de pèlerin pour aller rejoindre son époux congolais qu'elle avait rencontré à Fès où il poursuivit alors ses études supérieures à la Faculté de droit.

En entreprenant l'aventure de se rapprocher de son compagnon de vie, Moussa Modilou, dont le père est l'un des érudits de la communauté musulmane de Kinshasa, et avec lequel il a eu trois enfants, "Jouhara", éprise d'un patriotisme inégalé, avait décidé ainsi de s'arroger le droit d'asile en terre africaine, en réussissant quelques années plus tard à décrocher un job comme "agent local" à l'ambassade du Royaume du Maroc en RDC.

"Fille de famille", comme dit l'adage marocain, "Jouhara", native de Meknès en 1970, s'était lancée, sans hésitation, ni le moindre regret, à la découverte d'une terre inconnue où elle a pu, malgré les moult contraintes d'ordre personnel, social, culturel et certaines entraves inhérentes à l'intégration dans le pays d'accueil, surtout au début de son idylle, à fonder un foyer à la Marocaine.

"Le début de mon intégration était relativement difficile, mais grâce à ma persévérance et ténacité, dans un environnement inhospitalier, j'ai pu concrétiser mon rêve et glaner une activité à la représentation diplomatique de mon pays à Kinshasa, dont je suis prodigieusement fière, au lieu de rester confinée dans la maison", a-t-elle confié à la MAP.

La place et la réputation qu'elle s'était fait forger puisent leur origine inéluctablement de sa force de caractère et de sa détermination à se confirmer en tant que femme marocaine, de son esprit d'initiative et de sa disposition permanente à venir en aide, un tant soit peu, aux ressortissants marocains, dont les pieds foulent pour la première fois le sol congolais, en quête d'un loyer ou d'un service extra-consulaire, entre autres.

Depuis pratiquement 10 ans, "Jouhara" préserve toujours une relation viscérale et un attachement indéfectible à son pays, le Maroc, malgré sa quasi-intégration dans la société congolaise où elle est en passe de maîtriser l'une des quatre langues locales en RDC et la plus répandue à Kinshasa, le "Lingala".
En outre, ces trois enfants, dont les deux derniers étaient nés à Kinshasa parlent parfaitement le dialecte marocain, tandis que l'aîné se trouve actuellement au Maroc où il poursuit, à l'instar de son père, ses études supérieures dans une faculté de la ville de Fès.

"Nous sommes conscients, à plusieurs égards, d'être des représentants à juste titre du Maroc, en affichant notre attachement au pays et en faisant connaître nos traditions et cultures ancestrales allant de nos aspects vestimentaires à notre art culinaire que nos amis Congolais apprécient copieusement", a affirmé "Jouhara", qui regrette de ne pas pouvoir célébrer la Journée internationale de la femme dans son pays d'origine et aux côtés de ses vis-à-vis.

Khalid BARKA
Source : MAP





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