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Commenter l'actualité algérienne constitue franchement une perte de temps sèche. Car en vérité, le pays n'est pas dans la normalité pour qu'il puisse y avoir de nouvelles dignes de ce nom.

Le procès Khalifa, le remaniement gouvernemental, l'affaire de l'autoroute, le crédit à la consommation, la Renault Symbol,... etc., ne constituent pas une matière informative qui pourrait intéresser le commun des "Algériens". Il ne s'agit, ni plus ni moins, que de basses manœuvres et de sordides diversions pour maquiller une illégitimité perpétuelle et avérée.

L'on est toujours dans les anciennes pratiques, caduques et dépassées, qui ne peuvent être qualifier que de non-évènement. En effet, les manœuvres se font répétées , et ce depuis plus de 50 ans. En prime abord, la plus vieille combine, l'illégitimité, demeure toujours de mise. Puis, constamment dans le même aveuglement politique, l'on place et déplace des figurants en qualité de gouvernants puisés d'un personnel assujetti et recyclable en fonction des complots et des manigances. Servira t-il alors à quelque chose d'évoquer les manœuvres d'un système illégitime?

Le régime s'est disqualifié de lui-même depuis qu'il a usurpé le pouvoir. Alors lui attribuer les qualificatifs d'une république normale, c'est lui reconnaître un caractère légitime. N'est-il pas correct d'appeler le chat par son nom ? Quand la pratique du pouvoir est opaque, sombre et refermée, ne vaudrait-il pas mieux de mettre entre guillemets les attributs de la république à chaque évocation des responsables et des institutions de ce système honni ?

A commencer par la présidence de la république à laquelle les guillemets conviennent parfaitement. Il ne s'agit plus présentement d'une sortie de la grande ou de la petite porte. Car le pays n'a eut que de pseudo présidents (excepté Boudiaf assassiné) ayant indument occupé "l'institution" et qui l' ont quittée sur les pointes des pieds. Mourir sur le" fauteuil présidentiel", vouloir y mourir, démis ou pousser à la démission , demeurent des sorties honteuses. Et une fonction déshonorante pour tout un pays, ne constitue pas un attribut d'une république normale. Pis en ces moments de grandes galères politiques où un "président" incapable continue à assumer une fonction qui n'a jamais été de sa taille, l'attribut républicain ne sied plus à l'indu-occupant.

Quant au "gouvernement", en l'absence d'engagement politique serein, il est de fait mis entre guillemets. Les critères de choix de ses membres ne répondent à aucune logique politique visant à améliorer la gouvernance. La fonction de ministre est avant tout, un poste politique normalement issu de la majorité. Mais quand la majorité est un accessoire, n'importe quel vautour est ministrable. A commencer par ces "préfets" zélés et arrogants dont la promotion au poste de "ministre" n'est pas le fruit de leur maitrise des dossiers comme le soutiennent certaines voix, mais essentiellement due à leur degré élevé dans la servilité et la soumission. Ces promus, ne faisaient -ils pas le beau temps et la pluie quand ils étaient aux commandes de leurs départements?

D'autres "ministres" ont marchandé le principe pour devenir une risée aux yeux de tous, leurs maitres y compris. Et tant qu'il n'y a de principe, point de compétence aussi. Et le marasme perpétuel en est la preuve irréfutable. Alors le tourisme gouvernemental n'étonne pas du moment que la balade politique est déjà instituée. Dans les "partis politiques", ceux inféodés au régime, ou les pseudo-opposants, la manœuvre régit toujours les coulisses des coups bas pour préserver l'intérêt personnel et le dividende étroit, renforçant ainsi le fonctionnement anormal de ces fausses formations politiques. Car, dans la normalité, une formation politique est crée pour exercer le pouvoir quant elle possède la majorité, et s'oppose fortement quand elle détient une représentation minoritaire. Et pas du tout pour servir de comité de soutien ayant un pied dans le pouvoir et l'autre dans l'opposition.

Ainsi, l'on peut généraliser la mise entre guillemets de ce qui provient d'un régime illégitime: "parlement, justice, télévision, presse...", car le fonctionnement est tout simplement anormal. Prenant la presse, qui devait constituer l'oxygène de la démocratie, le fait qu'elle prête mensongèrement de la capacité et de la puissance en attribuant des dires et des actes à un grabataire sans paroles depuis au moins deux années, ou aussi de qualifier de basses combines d'action de gouvernance, la referme forcément dans les guillemets de la non crédibilité.

Mais plus grave, l'enracinement de ces pratiques dans la majeure totalité des mentalités a conduit à mettre entre guillemets même le peuple. Car, par incompétence et incapacité, ce pseudo-peuple n'arrive toujours pas à imposer un choix libre dont il est le seul juge. N'est-il pas temps de passer aux choses sérieuses ? Entres autres l'autonomie des peuples authentiques.

Zoubir Zerarga

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