News

Selon le dernier rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), cinq millions de Marocains vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins de deux dollars par jour.

Intitulé "la situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture 2015", le rapport, paru récemment, indique que 1,8% de Marocains vivent avec moins de 10 dirhams (environ 1 dollar) par jour, alors que 11% de la population marocaine disposent de moins de 20 DH pour subsister.

"Au Maroc, les plus pauvres pâtissent d'un problème au niveau de la protection sociale. Seuls 36,8% des Marocains, dont la moitié en zone rurale, bénéficient des services sociaux", souligne le rapport.

En raison de la malnutrition, 4,3% d'enfants marocains ont un poids bien en dessous de la normale en milieu rural contre 1,7% en milieu urbain. Le faible poids touche 6,7% des enfants de pauvres au Maroc et 1,1% des enfants des classes aisées, selon le rapport. Au Maroc, les pauvres vivent avec ce qu'ils gagnent au quotidien grâce à leur travail dans le secteur agricole.

Le milieu rural est le plus touché par la pauvreté, avec 4,5% d'enfants souffrant de malnutrition, relève le rapport. L'Organisation des Nations Unies conclut son étude en insistant sur la nécessité de lancer davantage de politiques nationales d'aides sociales.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) définit une personne vivant dans la pauvreté extrême comme celle qui "ne dispose pas des revenus nécessaires pour satisfaire ses besoins alimentaires essentiels". Selon le PNUD, une personne vit dans la pauvreté relative "si elle ne dispose pas des revenus suffisants pour satisfaire ses besoins essentiels alimentaires et non alimentaires (l'habillement, l'énergie et le logement)".

Dans ce sens, la rapporteuse spéciale des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, Hilal Elver, en visite la semaine dernier à Rabat, a appelé le Maroc à mettre en œuvre les dispositions du Plan Maroc Vert et prendre des mesures de protection des ressources hydriques et de la qualité des terres. La rapporteuse spéciale a, à cet égard, précisé que les progrès importants qui ont été accomplis dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement sont en grande partie le résultat de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), un programme bien structuré et complet. Elle a également mis en avant que le Plan Maroc Vert doit se concrétiser d'une manière équitable entre les régions du Maroc à travers des concertations avec les populations locales et l'amélioration de la coordination entre les différents acteurs concernés.

En dépit des efforts importants déployés par les autorités pour développer les infrastructures et même si beaucoup de monde bénéficie des projets développés à travers l'INDH, la croissance économique "n'est pas à la portée de tout le monde", a-t-elle fait constater. Mme Elver a, de même, relevé que le développement de certaines réformes économiques et sociales cruciales ont significativement favorisé les avancées accomplies par le Maroc en matière de réduction de l'extrême pauvreté (de 16 à 6% depuis 2010) et l'éradication de la faim.

Pour rappel, un précédent rapport de la FAO relevait que le Maroc avait besoin de 7 milliards de DH pour éradiquer la famine à l'horizon 2030 et d'un investissement de 168 millions de dollars pour relever le pouvoir d'achat des citoyens, sans compter les 202 millions de dollars pour la protection sociale.

Le rapport de la FAO rejoint celui de l'UNICEF publié en septembre dernier et qui révèle que 20 000 enfants marocains de moins de 5 ans ont péri en 2015 à cause des maladies liées à la pauvreté.

xinhua





0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top