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La mort d’un sexagénaire au siège de la commission locale de relogement des bidonvillois des Carrières centrales a ravivé la contestation sur les lieux. Les manifestations, qui réclamaient la suspension des décisions d’évacuation, se sont transformées en mouvement de colère.

Les carrières centrales de Casablanca sont, depuis ce mercredi 21 octobre, le théâtre de manifestations des bidonvillois qui protestent contre la décision d’évacuation de 500 baraques et 200 locaux commerciaux, avec le recours à la force publique.

Cependant, jeudi, ces manifestations se sont transformées en mouvement de colère à cause du décès d’un sexagénaire au siège de la commission locale de relogement des bidonvillois des Carrières centrales. Pis encore, les manifestants accusent le pacha de Aïn Sebaâ d’avoir agi avec violence contre le vieil homme. « Une agression serait à l’origine de sa mort », relaye le quotidien "Assabah" dans son édition de ce week-end, 24 et 25 octobre.

L’incident a mis en état d’alerte les services sécuritaires de la circonscription territoriale, les forces auxiliaires et les forces d’intervention rapide qui se sont déployés sur les lieux pour éviter tout rassemblement des citoyens et surtout les empêcher d’accéder aux urgences de l’Hôpital Mohammed V où la victime a été évacuée, après son évanouissement. Et le quotidien de préciser que les avis divergent quant aux causes de cette mort subite.

Du côté des autorités locales de Aïn Sebaâ, des sources citées par le quotidien font savoir que « la victime était dans la file d’attente, en compagnie de sa famille, attendant son tour pour présenter son dossier, avant de tomber par terre évanouie ». Averti, le pacha fait appel à la protection civile qui évacue l'homme aux urgences, écrit la publication.
Toutefois, cette version a été catégoriquement réfutée par « la famille du défunt qui accuse ouvertement le pacha de l’avoir repoussé violemment qu'il ne perde l’équilibre et tombe par terre », souligne le quotidien qui indique détenir une vidéo de 17 secondes enregistrant l’action de la chute mortelle du vieil homme, Mohamed Azrar, surnommé Boujemaa.
S’appuyant sur des sources médicales à l’hôpital Mohammed V, le quotidien précise enfin que la dépouille a été transférée à la morgue pour autopsie afin de déterminer les causes exactes ayant été à l’origine de cette mort subite.

Par Mohamed Younsi
Kiosque360

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