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A l’occasion de la visite de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique au Maroc, le ministre de l’Énergie, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara, a souligné la volonté du gouvernement de produire de l’électricité nucléaire « à partir de 2030 ».

Le ministre Abdelkader Amara a déclaré en présence d’une délégation de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) : « Convaincu du rôle important de l’énergie nucléaire pour réduire la dépendance énergétique nationale et pour lutter contre les émissions des gaz à effet de serre et l’atténuation des effets des changements climatiques, le Maroc considère l’électronucléaire comme étant une option à considérer dans le mix énergétique national à long terme ».

Du 19 au 26 octobre, un groupe d’experts de l’AIEA s’est rendu sur place dans le but de réaliser une mission d’évaluation, avec la participation du Comité de Réflexion sur l’Électronucléaire et le Dessalement de l’Eau de Mer (CRED). L’objectif désormais affiché : structurer une filière nucléaire marocaine qui pourrait alimenter le réseau électrique à partir de 2030. C’est d’ailleurs également dans cette perspective que « le gouvernement a publié un décret actant la création de la première Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaire et radiologique » le 3 septembre dernier.

Le nucléaire est dangereux
La liste des dangers du nucléaire est aussi longue que terrifiante. L'industrie nucléaire produit des déchets dont elle ne sait pas quoi faire. Elle rejette des substances hautement radioactives dans les eaux et les airs. Elle fait circuler à travers le pays des convois de combustibles et de déchets qui sont une menace pour les populations. Les centrales nucléaires peuvent être victimes d'accidents comme au Japon, Russie et ailleurs. Les pays industrialisés commencent à renoncer aux nucléaires (Japon Allemagne, Belgique, Brésil, Afrique du Sud ...) Le nucléaire est toujours dangereux. En niant cette réalité, les Etats et les industriels de la filière nucléaire se montrent irresponsables. 


Le nucléaire est un gouffre financier
Le coût du nucléaire est astronomique. En France Le nouveau réacteur EPR coûte officiellement trois milliards d'euros (33 milliards de DH). Mais celui en construction en Finlande en a déjà engouffré cinq. En 2005, la Cour des comptes estimait à 60 milliards d'euros (660 milliards de DH) la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement des installations nucléaires. Il ne fait aucun doute que ces montants sont sous-estimés.

L’argent consacré au nucléaire pourrait aller plus aux énergies renouvelables et à une politique de sobriété énergétique. Là où le nucléaire incite au gaspillage de l'électricité et ne créé que quelques centaines d'emplois, les énergies renouvelables pourraient en proposer des dizaines de milliers. Elles sont la solution pour faire face aux dérèglements climatiques futurs.

 

Le nucléaire n'a pas d'avenir
Les réserves mondiales d'uranium sont insuffisantes. Le lobby nucléaire rétorque qu'il travaille à de nouveaux réacteurs et à la fusion nucléaire. En plus, le nucléaire n'assure pas l’indépendance énergétique. D'abord, parce que les pays achètent l’uranium à l'étranger. Ensuite, parce qu'il ne peut servir qu'à la production électrique. C'est le pétrole qui fait avancer les voitures, pas le nucléaire ! Seul le recours aux énergies renouvelables permet d'être autonome. Mais le lobby nucléaire se garde bien de le reconnaître.

HS





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