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Attijariwafa bank lance, en fanfare, la carte bancaire intégrant la fonctionnalité de paiement sans contact. Dans un communiqué, la banque affirme que c’est depuis ce 14 octobre que ses clients, porteurs des cartes prépayées, pourront effectuer leurs petits achats "sans contact" ou plutôt sans monnaie.

En décodé, « Wajda Contactless » est une carte bancaire prépayée rechargeable qui intègre la fonctionnalité du paiement avec carte sans la saisie du code secret. En clair, en matière de simplicité, il suffit de placer la carte près du terminal de paiement qui affiche le symbole sans contact pour que l’achat aboutisse. Quant à la rapidité, la procédure de paiement sans contact ne durerait que quelques secondes.

Ces cartes qui disposent de la fonction de paiement sans contact seront imposées, le plus souvent, par la banque à l’insu du porteur. Les cartes bancaires sont en train d’être équipées de la fonction « sans contact », qui permet de régler jusqu’à 200 Dh sans avoir à taper son code, en posant simplement la carte sur le terminal de paiement du commerçant. Un petit logo qui ressemble à celui annonçant un radar est discrètement ajouté sur la carte sans le consentement du titulaire . La plupart des nouvelles cartes bancaires seront désormais dotées d’une fonction dite « NFC » (pour Near Field Communication) qui n’a pas fait la preuve de sa sécurité absolue, loin s’en faut.
Des données interceptées dans un rayon de 15 mètres

Renaud Lifchitz, un ingénieur sécurité de British Telecom, a pu démontrer que les données entre la carte et le terminal pouvaient être interceptées, dans un rayon d’une quinzaine de mètres, par n’importe qui disposant du matériel et des compétences adéquates.

L’Américaine Kristin Paget, une autre spécialiste en sécurité, avait de son côté prouvé qu’avec un faible budget, il était possible de lire à distance les données de son voisin dans les transports en commun et de procéder immédiatement à un paiement électronique avec ces données.
« N’importe qui peut lire votre carte bancaire à distance avec un portable » alerte la Cnil en France les pouvoirs publics pour ce nouveau mode de paiement.
Comment prouver une opération frauduleuse ?
Autre gros souci avec le paiement sans contact : que se passe-t-il en cas de perte ou de vol avec cette procédure de paiement qui ne nécessite aucune authentification du porteur ? Là encore, la procédure n’est pas sécurisée. N’importe qui pourra multiplier les achats de moins de 200 Dh avec une carte ne lui appartenant pas, jusqu’à la mise en opposition. En principe, la banque doit rembourser toutes les opérations frauduleuses… mais comment prouver qu’elles l’étaient ?
Voilà pourquoi cet article revêt un caractère d’urgence. Attention à ce petit logo si innocent en apparence.
Sans en avoir l’air, nous sommes en train de franchir un grand pas vers la dictature totale, celle des banques, l’argent liquide pourrait disparaître d’ici quelques années !

Aujourd’hui, s’étant assuré que l’idée pourrait passer sans rencontrer beaucoup de résistance, les banques passent à la vitesse supérieure. La Norvège, premier pays qui se dit prêt à passer aux paiements sans espèces. JP Morgan Chase, une des plus grosses banques du monde a averti ses clients qu’elle ne leur permettrait plus de déposer des liquidités dans ses coffres. Pour leur sécurité, bien sûr. Plusieurs banques travaillent de concert pour amener le gouvernement américain à limiter l’usage du cash.

En Allemagne aussi, la campagne bat son plein. L’économiste Peter Bofinger cité par Spiegel , dit ceci : « Avec les possibilités techniques, les pièces de monnaie et les billets, aujourd’hui, sont en fait un anachronisme ».

Il est loin le temps où l’on planquait ses économies dans une vieille boite de biscuits ou sous son matelas. C’est un rappel brutal de ce que nous sommes devenus : des consommateurs, rien de plus. Des consommateurs qui, pour consommer doivent le payer de leur travail pour lequel on leur alloue de quoi faire valoir le droit à consommer. L’argent du travail ne représente que le droit à consommer et il semble que les vrais propriétaires de l’ensemble argent-produits à consommer veulent renforcer le contrôle sur la gestion de ce binôme, l’homme devenant un simple paramètre.

Ce qui semble être un bon plan, est en fait plus que cela, mais pour les banquiers. C’est même un plan d’enfer, grâce auquel ils pourront gérer toutes les crises. En passant au tout numérique en matière de mode de paiement, ils pourront augmenter ou ralentir la consommation selon la conjoncture économique. Selon Zero Hedge, il suffit de taxer les avoirs pour inciter à la dépense et inversement. Les jalons ont déjà été testés à Chypre et posés sans aucune résistance.

En France, les journaux principaux (in the mainstream press…) commencent déjà à vanter le nouveau système, mettant en avant tous les avantages qu’il présente, en citant les autres pays d’Europe que l’idée soi-disant séduit. Bien que les français n’y soient pas encore prêts, y aurait-il un rapport entre les menées des banques et les projets du gouvernement français au sujet des contrôles des comptes bancaires qui, pour l’instant, ne concernent qu’une catégorie de la population, mais qui pourraient s’étendre ?

Le risque pour les clients, c’est que le système de spoliation des citoyens pour sauver ces Banksters (ou les enrichir) a été expérimenté à Chypre en 2013, lorsque les titulaires de comptes de la plus grande banque de Chypre, la Bank of Cyprus, ont perdu autour de 60% de leur épargne au-dessus de 100.000 euros.

Le Maroc n’est pas prêt à généraliser ce nouveau mode de paiement faute de possession d’un compte bancaire pour la majorité des marocains. La suppression définitive de toute monnaie sonnante et trébuchante est l’aboutissement recherché, mais il faut surmonter les obstacles pour ce faire, et là, les banquiers ne manquent pas d’imagination.

HS pour Wakeupinfo
Avec presse économique










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