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Abdelaziz Ziari, ex-conseiller du président algérien, annonce la fin de «l’ère Bouteflika» et met en garde contre « une catastrophe en Algérie » si des réformes politiques réelles ne sont pas entreprises.

Ni fleurs, ni couronnes, «Bouteflika, c’est fini» ! L’auteur de cette prédiction n’est autre qu’un ex-conseiller du président algérien Abdelaziz Bouteflika, en l’occurrence Abdelaziz Ziari. Dans une interview au journal algérien, Al Khabar, l’ex-président de l’Assemblée populaire nationale (APN) sonne le glas de «l’ère Bouteflika», avertissant que «l’Algérie irait droit vers la catastrophe si des réformes politiques réelles n’étaient pas entreprises».
«Nous sommes à la fin d’une étape historique, la génération de la révolution qui a dirigé l’Etat algérien tire à sa fin», explique-t-il, estimant que «si la génération de la révolution est aujourd’hui mise à la retraite, que dire encore de ceux qui en ont été les artisans?».
Évoquant la guerre de succession qui se profile déjà à l’horizon, Abdelaziz Ziari, ex-ministre, a mis en garde contre des entre-déchirements au sommet de l’État conseillant l’actuel locataire du Palais El Mouradia de s’en remettre au peuple algérien et à l’establishment militaire qui aurait mieux à faire en se consacrant à la sécurité du pays.

L’ère des «faiseurs de présidents» est révolue et «il n’est plus accepté que les choix politiques se fassent dans les casernes militaires», a-t-il martelé, précisant qu’il incombera désormais aux partis de prendre le destin de l’Algérie en mains au lieu de se cantonner dans ce rôle peu reluisant de décorum.

A cet effet, le président Bouteflika, au déclin de sa vie, a le devoir d’ouvrir le jeu politique pour permettre aux élites de rivaliser d’idées et de projets de société et apporter, chacune à son niveau, sa pierre à l’édification de l’État de droit.

A la question de savoir sur le successeur de Bouteflika sera désigné par ce dernier, Abdelaziz Ziari indique que cette sinistre expectative mènera l’Algérie vers la catastrophe. «Une catastrophe similaire à celle que vivent actuellement des Etats qui ont refusé d’entreprendre des réformes», a-t-il averti, en allusion aux pays du «printemps arabe».     












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