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Des traces d’ADN « exploitables » auraient été mises en évidence dans de nouveaux prélèvements dans l’affaire « Omar m’a tuer », Omar Raddad marocain condamné pour le présumé meurtre en 1991 de sa patronne Ghislaine Marchal, qu’il a toujours nié, a appris jeudi novembre l’AFP auprès du parquet de Nice.

S’appuyant sur une loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d’un procès, l’avocate de M. Raddad, Me Sylvie Noachovitch, avait demandé et obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime.

C’est sur ces deux portes qu’avaient été écrites les inscriptions « Omar m’a tuer » et « Omar m’a t » avec le sang de la victime.

Ces traces n’ont pas encore été exploitées et devraient l’être « dans les mois qui viennent », selon le parquet de Nice. Il convient de « rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces », qui « peuvent provenir des protagonistes de l’affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits », a souligné le parquet. Ces traces devront être comparées au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Me Noachovitch espère que l’exploitation de ces ADN permettra de découvrir qui est le « véritable » meurtrier.

Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Ghislaine Marchal, riche veuve d’un équipementier automobile, dont il était le jardinier, Omar Raddad espère obtenir la révision de son procès. Il n’a eu de cesse de clamer son innocence.

Il en veut pour preuve deux empreintes ADN retrouvées sur les lieux du crime et qui ne correspondent pas aux siennes. La justice a cependant refusé en 2002 un nouveau procès.

M. Raddad avait bénéficié d’une libération conditionnelle le 4 septembre 1998, après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac;


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