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Le monde de l'audiovisuel marocain subi d'énormes pressions pour se développer. Face à la montée en puissance des chaînes maghrébines, notamment tunisiennes et algériennes, les Marocains ont accusé un sérieux retard. 

Pour ce faire, le Maroc entend se lancer dans la libéralisation du secteur audiovisuel à l'ère du satellite et de l'Internet. Le ministre de la Communication du Maroc, Mustapha El Khalfi, a reconnu que les évolutions technologiques obligent à tenir compte de l'expansion planétaire des médias, car le Maroc reçoit plus de 100 chaînes religieuses arabes, 70 chaînes d'information et 300 chaînes générales. La majorité des familles marocaines dispose de chaînes numériques satellitaires (84% actuellement contre 34% en 2004). 

Le gouvernement marocain s'est engagé à renforcer le service public de l'information. Il est question de doter les médias qui assurent ce service de moyens pour « éduquer », « cultiver », « divertir » et « informer » dans le respect des règles déontologiques. L'enjeu demeurant la protection du consommateur et des mineurs, la lutte contre les images négatives et stéréotypées à l'égard des femmes et des catégories vulnérables. 

Le ministre de la Communication réitère que le gouvernement promeut l'indépendance du secteur audiovisuel, mais il ne l'abandonne pas. Mustapha El Khalfi assure que dans le cadre de la réforme du secteur audiovisuel, les individus ont le droit de présenter des doléances, et le Parlement a le droit d'engager un débat avec les parties prenantes y compris l'Exécutif. Afin d'accompagner la révolution numérique globale, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a appelé, les distributeurs arabes à faire recours aux nouvelles technologies. 

Le ministre marocain a également attiré l'attention sur les problématiques posées en ce qui concerne les droits des individus, la discrimination raciale, la haine, la violence ainsi que l'atteinte à la vie privée et à la propriété intellectuelle. La stratégie médiatique nationale tend également à consolider le concept de l'indépendance qui commence à se mettre en place dans la pratique, mais pas encore dans les lois, a-t-il expliqué, ajoutant que l'indépendance de l'Autorité de régulation et du service public n'est pas stipulée par la loi d'une manière claire et explicite. 

Après avoir insisté sur le fait que l'indépendance escomptée n'est pas synonyme d'abandon du principe de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes, M.El Khalfi a indiqué que dans le cadre de la réforme du secteur audiovisuel, les individus ont le droit de présenter des doléances et, de même, le Parlement a le droit d'engager un débat avec les parties prenantes dont l'appareil exécutif.

Par Amira SOLTANE

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