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Ce n’est pas l’espace idéal pour un sujet pareil, mais je ne pouvais pas passer sous silence l’agression barbare dont a été victime Loubna Abidar.

Cette comédienne - parce que, jusqu’à preuve du contraire, c’en est une - n’a fait que jouer un rôle dans un film, certes, interdit par les autorités et décrié, semble-t-il, par la majorité.

Quand j’ai lu certains commentaires sur les réseaux sociaux, et que j’ai entendu des gens dire sans rougir «qu’elle n’a eu que ce qu’elle recherchait» et «qu’elle devrait se repentir», je me suis demandé dans quel pays nous vivons vraiment.

Le comble du paradoxe c’est qu’on n’arrête pas de nous ressasser que le Maroc est la terre de liberté, d’ouverture et de tolérance, ce que d’ailleurs je croyais jusque-là moi aussi, mais, aujourd’hui, je le crois beaucoup moins. Au lieu de dénoncer cet acte et exiger que ses auteurs soient recherchés et inculpés, on applaudit et on encourage ses auteurs qu’on présente comme des héros.

A mon avis, si on laisse faire ces voyous et ces lâches, on risque très logiquement un jour de voir des comédiens ou des comédiennes agressé(e)s pour avoir joué des rôles d’assassins, de trafiquants, ou «simplement» de corrupteurs ou de corrompus ? Et oui, parce qu’après tout, tout cela, ce n’est que du cinéma… Artistes, intellos, où êtes-vous ?
Aujourdhui.ma






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