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Les uns ont ri, les autres ont eu du mal à y croire. Rachid Birbach, sinistre inconnu, mais fieffé imposteur, était sur le plateau du journal de France 3 hier soir. En 2014, la contrefaçon mal finie de Christophe Rocancourt était médiatiquement « imam d’Auxerre ». Hier, on le découvrait corse.

Birbach, menacé d’un procès par une mosquée
C’est d’abord à Auxerre que l’imposteur a sévi, en organisant en 2013, Dieu sait comment, « une conférence d’amitié judéo-musulmane à laquelle avaient participé plusieurs personnalités », rapportait le site du journal L’Yonne. Rachid Birbach a ensuite tant bien que mal fabriqué son statut d’imam d’Auxerre.

Agacés par l’imposture et les mensonges, les responsables de la mosquée d’Auxerre montèrent au créneau. Ils publièrent un communiqué dans lequel ils dénoncèrent les mensonges de Rachid Birbach et menacèrent l’usurpateur de poursuites judiciaires.

Suite à ce communiqué, Rachid Birbach se fit quelque peu oublier. Jusqu’à ce qu’il réapparaisse hier soir avec le titre pompeux de « président de l’assemblée des musulmans de Corse », bernant la rédaction de Soir3.

Il faut reconnaître à Rachid Birbach un culot monstre. Passer en direct à la télé, sur une grande chaîne nationale avec tant d’aplomb alors même qu’une simple recherche sur Google ruine totalement son subterfuge, il fallait oser !


Le journalisme français malade de ses préjugés
Quel camouflet pour le service public ! Hassen Chalghoumi, Dounia Bouzar, Rachid Benzine, Abdennour Bidar, Mahomet Sifaoui et maintenant Rachid Birbach. Le seul véritable critère qui compte pour les médias français, lorsqu’il s’agit de donner la parole aux musulmans, c’est que l’invité soit musulman supposé ou avéré (et si possible porteur d’un discours comminatoire et dépréciatif à l’endroit des musulmans).

Entre inculture et profond mépris, quand ce n’est tout bonnement pas de l’islamophobie (Le Figaro, Valeurs actuelles), le journalisme français continue de barboter dans la médiocrité lorsqu’il s’agit de parler encore et toujours à la place des musulmans. Tout journaliste sérieux considèrera que l’invitation de Birbach relève de la faute professionnelle et mérite sanction. Mais nous sommes en France.

Hier soir, Rachid Birbach, imposteur parmi les imposteurs, a permis malgré lui de mettre au jour une autre imposture : celle du système médiatique français, malade de ses musulmans.  

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