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A l’occasion du 18 Décembre 2015, date anniversaire de la célébration de la Journée Internationale des migrants, coïncidant avec le 40ème anniversaire de l’adoption de la convention 143 de l’OIT sur les Travailleurs migrants, 1975

Les Organisations Signataires de cette déclaration :
  • Notant un développement des mouvements migratoires accompagné par l’aggravation constante de la violation des droits des travailleurs migrants, plus particulièrement ceux des femmes (49% des migrants), et des enfants (10% des migrants sont âgés de moins de 15 ans), la précarisation de leurs situations,
  • Prenant connaissance des déclarations des différents sommets et autres réunions régionales et sous régionales, sans engagements concrets pour une réponse humaine à la tragédie humanitaire des migrants et réfugiés,
  • Affirmant que les migrations ne doivent nullement être considérées comme un danger et une menace pour la sécurité et la stabilité des pays d’accueil, mais comme un facteur d’enrichissement mutuel, une opportunité d’épanouissement et de progrès, une occasion pour vivre ensemble et travailler ensemble dans le respect réciproque.
  1. Expriment leurs vives préoccupations au sujet de la dégradation des droits des Migrants et l’aggravation des manifestations de xénophobie, de discrimination, de racisme, de vulnérabilité et d’exclusion qui menacent la stabilité sociale mondiale,
  2. Exhortent instamment les Etats à ratifier et mettre en œuvre les dispositions des conventions de l’OIT (97 et 143) sur les Travailleurs migrants, de la convention des Nations Unies (1990) pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et celles relatives à la convention de l’OIT (189) les travailleuses et travailleurs domestiques,
  3. Soulignent la nécessité de respecter les dispositions du Pacte International sur les droits économiques et sociaux relatives à la liberté de circulation des personnes ainsi que la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui stipulent que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat et que toute personne a le droit de quitter tout pays y compris le sien et de revenir dans son pays,
  4. Dénoncent toutes mesures de verrouillage des frontières (construction de murs et installation de barbelés), d’amalgame migrations/terrorisme, de dénigrement des immigrés du sud, et ce, en plus des restrictions de visas et actions de refoulement vers les pays d’origine et les pays de transit. Les murs n’arrêtent pas les flux de migrants et réfugiés,
  5. Demandent instamment la fermeture des centres de rétention et de tri qui constituent des violations des droits humains fondamentaux,
  6. Exigent la suppression de Frontex dans sa caractéristique super sécuritaire et la révision de ses modalités d’activités en se basant sur le respect des droits de l’Homme,
  7. Considèrent que les défis et les difficultés complexes des Migrations internationales exigent une coopération solidaire, responsable, globale et cohérente entre les différents pays et les régions, en partenariat étroit avec les principaux acteurs de la société civile. Ils exigent aussi un meilleur partage des responsabilités entre les différents pays et le respect intégral des droits de l’Homme des migrants quel que soit leur statut.
  8. Appellent la communauté internationale à se souvenir des migrants et réfugiés disparus et à prendre toutes les mesures nécessaires pour établir la vérité sur les conditions de leur disparition. A cet effet, le Secrétaire Général des Nations Unies a déclaré « l’année 2015 est une année marquée par les souffrances humaines et la tragédie des migrants, 5000 femmes, hommes et enfants ont perdu la vie, alors qu’ils cherchent la sécurité et une vie meilleures ».
  9. Saluent l’engagement des dirigeants mondiaux, dans le cadre de l’agenda 2030 de développement durable, de protéger les droits du travail des travailleurs migrants et de lutter contre les réseaux criminels transnationaux de traite des être humains et de favoriser la régulation de voies de migrations sûres et la mobilité réelle. Ces déclarations doivent cependant être traduites en actes. Les Déclarations pour la Mobilité signée par l’UE avec certains pays sont souvent apparentées à des accords d’immobilité,
  10. Exigent la régularisation de la situation des sans-papiers et leur insertion économique et sociale, car les travailleurs migrants sans-papiers étant souvent exposés à la violence, à l’exploitation, à la discrimination et surtout au refoulement,
  11. Se félicitent de la création du Réseau Syndical Migrations Méditerranéennes Sub-Sahariennes (RSMMS) pour la protection des droits des migrants et du partenariat qu’il développe avec le Réseau Syndical Européen et les autres observatoires, régionaux et sous régionaux pour la défense et la promotion des droits des migrants,
  12. Appellent les organisations syndicales et les acteurs de la société civile à renforcer leur solidarité pour se positionner sur l’échiquier international comme interlocutrices incontournables sur les débats en cours sur la problématique migratoire,
  13. Considèrent que la question migratoire, dans sa dimension transversale, doit être analysée dans ses causes profondes liées aux politiques de développement, de paix, de justice, de travail décent, de droits humains, d’environnement, de genre….
Les organisations signataires :
  • Réseau Syndical Migrations Méditerranéennes Sub-Sahariennes (RSMMS) -UGTT Coordinateur
  • FTDES
  • REMDH
  • Freidrich Ebert Fondation

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