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Grâce à un chien renifleur, les autorités kényanes ont désigné Patrice Balletti, ancien policier du Raid, comme le principal suspect dans la pose d'une bombe factice dans le vol Maurice-Paris.

Incroyable mais vrai : il faut désormais consulter les médias étrangers pour connaître les détails d'une sombre affaire franco-française.

Rappel des faits : dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, un avion d’Air France, en provenance de l'île Maurice et à destination de Paris, était dérouté avant d'atterrir en urgence au Kenya.

À son bord, selon une source d'Air France : un objet retrouvé composé de deux horloges digitales transparentes avec deux horaires différents, d'un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil, et de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques.

Lundi 21 décembre, Europe 1 révélait que l'homme à l'origine de la découverte de l'engin est un ex-flic.

Selon les informations d’Europe 1, l’homme est un ancien policier basé à Saint-Pierre de La Réunion. Âgé de 58 ans, le suspect est à la retraite depuis 2008 et toujours domicilié à La Réunion après y avoir travaillé une dizaine d’années. Il serait même passé par le Raid et le Service de protection des hautes personnalités. On ne sait pas encore quelle fonction il y aurait occupé. On sait cependant qu'il n'a pas démérité, puisqu'il a fini major de police.


Selon l'équipage, l'homme interpellé avait fait de nombreux allers-retours aux toilettes pendant le vol. Plus surprenant, c'est le suspect lui-même qui aurait prévenu le personnel navigant de "sa découverte". Il avait "signalé à l'équipage la présence d'un objet suspect dans les toilettes de l'avion et pouvant s'apparenter à un engin explosif artisanal", a précisé le parquet.

Un site réunionnais d'information a rapporté, mardi 22 décembre, que l'individu, âgé de 58 ans, est réputé, selon son entourage, "aimer faire parler de lui et attirer l’attention".

Mieux encore : la veille, un autre média local avait souligné que cet ex-policier avait "déjà découvert une bombe devant le commissariat de Saint-Pierre" lors d'une visite de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

Qui est ce récidiviste jamais identifié nommément par la presse de l'Hexagone ?

Pour connaître son patronyme, il faut se référer aux médias kenyans et mauriciens.

Brièvement mis en garde à vue avant d'être relâché lundi soir, l'homme reconverti en "expert judiciaire en écritures et documents" s'appelle Patrice Balletti.

Mardi soir, le journaliste kenyan Cyrus Ombati faisait état d'une information passée sous silence dans l'Hexagone mais reprise par le Washington Post : Joseph Ole Nkaissery, ministre kényan de l'Intérieur, accusait l'ex-policier du Raid d'être responsable de la pose de la bombe en raison de l'identification de son siège par un chien renifleur.

Cela n'a pas empêché la libération de ce passager passé un "nombre incalculable de fois" par les toilettes et l'élaboration -par les autorités françaises- d'une justification croustillante qui fut docilement reprise par Le Figaro :

Selon une source proche du dossier, la plus extrême réserve avait été de mise assez rapidement dans la mesure où le retraité souffrirait de la prostate.

Détail curieux : selon le quotidien kenyan The Star, Patrice Balletti était initialement identifié sous le nom de "Patrice Gabriel Marie".

Patronyme tronqué ou fausse identité de barbouze pour voyager ?

Quoiqu'il en soit, le compte Facebook de Patrice Balletti suggère que cet (ancien ?) policier, né à Alger, s'est particulièrement intéressé à un attentat imputé à Al-Qaïda.

Hicham HAMZA
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