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De retour d’Alger où il s’est rendu pour présenter ses condoléances à la direction du FFS après le décès de Hocine Aït Ahmed, les bagages de l’ancien Premier ministre ont été soumis à une fouille humiliante et très déplacée.

Abderrahman Youssoufi s’est rendu en Algérie pour présenter ses condoléances à la direction du Front des forces socialistes (FFS) suite au décès, le 22 décembre en Suisse, du leader historique Hocine Aït Ahmed. Le devoir d’un grand militant vis-à-vis d’un ancien compagnon de route accompli, l’ancien Premier ministre marocain a pris la direction de l’aéroport d’Alger pour quitter le pays voisin.

A l’aéroport Houari Boumediene, les douaniers algériens ont fouillé les bagages de Youssoufi comme s’ils avaient affaire au pire des terroristes. Les usages diplomatiques et les égards dus à un ancien fervent défenseur de la libération de l’Algérie et les sacrifices consentis pour défendre, en tant qu’avocat, les leaders du FLN, ont été mis de côté.

En arrivant à destination, Youssoufi découvre ses affaires sens dessus-dessous. « Ce désordre indescriptible, y compris dans ses effets les plus intimes, a considérablement affecté Youssoufi qui l’a ressenti comme une humiliation », confie-t-il.

Qu’espéraient trouver les douanes algériennes dans les bagages d’un ancien homme d’État marocain qui jouit du respect de tout le monde là où il met les pieds ? A moins que cette fouille ne soit un indice supplémentaire de l’état d’extrême agitation dans lequel se trouvent les autorités algériennes.

En traitant de la sorte l’un des amis intimes de Hocine Aït Ahmed, les autorités algériennes auraient-elles voulu se venger, à titre posthume, d’un homme qui a toujours dérangé ? Et avec cette « circonstance aggravante » qu’il avait des attaches familiales avec le Maroc…

Par Mohammed Boudarham
Le360.ma




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