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Un adage nous dit que « lorsque le minaret tombe, on pend le barbier ». C’est à l’aune de ce dicton que l’on pourrait apprécier certaines réactions locales après la scandaleuse et inique décision du Tribunal européen invalidant l’accord agricole Maroc-UE.

En effet, on a pu lire que si la décision de rejet de cet accord avait pu être prise par des juges siégeant à Luxembourg, c’est à cause de la faiblesse actuelle du Royaume en juristes compétents et de renom.

Et, ces mêmes analystes d’affirmer que la qualité actuelle de notre enseignement, incontestablement piètre, menace notre souveraineté nationale !

Certes, la diplomatie marocaine n’est pas toujours « on time » dans le suivi des manigances et des « dirty tricks » fomentés par les services algériens, les séparatistes et leurs factotums, à Bruxelles, Strasbourg ou ailleurs.
Et l’on a eu à lui reprocher cet « immobilisme » évoqué plus haut, en plusieurs occasions.
Mais, incontestablement, pour l’affaire qui nous occupe présentement, nos diplomates, à Rabat ou à Bruxelles, ne sont pas en cause.

Le Maroc, en effet, n’était pas présent au tribunal européen de Luxembourg. Le polisario et les juristes de la Commission européenne étaient les seules parties à ce procès qui fera date dans la liste des arrêts « introuvables ».

Charger notre appareil diplomatique et regretter l’ère des juristes présents à La Haye en 1975 est une attaque déplacée.

Les seuls qui méritent des reproches sont plutôt les apparatchiks de la Commission européenne qui n’ont pas su trouver les bons arguments pour empêcher que des juges fortement ignorants de la question et des réalités du Sahara marocain ne produisent un arrêt à la Ponce Pilate.

Un arrêt qui, tout à la fois, veut annuler l’accord agricole Maroc-UE, tout en déniant au polisario sa qualité d’acteur de droit international habilité à ester devant une juridiction européenne !

Une curieuse démarche où le fond est accepté quand la forme est rejetée, alors qu’en Droit, la forme est le préalable et interdit en cas d’irrecevabilité, que les juges aillent au fond !

Mais, foin de juridisme, puisque, in fine, l’Exécutif de l’UE a fait appel de cet arrêt qui, fort vraisemblablement sera cassé, tant il est contraire à la vérité, aux garanties offertes par le Royaume à ses partenaires européens, mais également aux intérêts supérieurs de l’Union européenne dans nombre de domaines sensibles…

On notera, en outre, que Rabat a très vite et très fortement réagi à l’annonce de cette décision de la justice européenne, MM. Mezouar et Akhannouch prenant, chacun dans sa partie, le dossier en priorité et obtenant de la Commission européenne des déclarations parfaitement claires de rejet de cet arrêt du tribunal de Luxembourg.

Alors que le Royaume est chaque jour, à tout moment, agressé par les appareils diplomatique et de propagande des adversaires de notre unité nationale et de notre intégrité territoriale, il serait donc bon, sans doute, que l’on veillât à ne point se tromper de cible, en repoussant les exercices immérités de flagellation publique…

Nota : Pour l’histoire, voici la composition exacte de la délégation marocaine qui plaida, entre juin et juillet 1975, durant les vingt-sept audiences publiques, le dossier de la marocanité du Sahara devant la Cour Internationale de Justice de La Haye :
  1. Exc. M. Driss Slaoui, ambassadeur, représentant permanent auprès de l’organisation des Nations Unies;
  2. Magid Benjelloun, procureur général à la Cour suprême du Maroc;
  3. Georges Vedel, doyen honoraire de la Faculté de Droit de Paris;
  4. René-Jean Dupuy, professeur à la faculté de Droit de Nice, membre de l’Institut de Droit international;
  5. Mohamed Bennouna, professeur à la faculté de Droit de Rabat;
  6. Paul Isoart, professeur à la faculté de droit de Nice.
Sans autre commentaire !

Fahd YATA




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