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Arrivé en tête, ce 20 décembre, avec un faible score, le Parti populaire de Mariano Rajoy va avoir beaucoup de mal à former un nouveau gouvernement. Avec 123 sièges. Il a toutefois perdu sa majorité absolue.

La constitution espagnole ne fixe pas de date butoir pour la formation d'un nouveau gouvernement. Selon les observateurs, les négociations pourraient prendre de longues semaines, voire même déboucher sur l'organisation de nouvelles élections.

L’Espagne, gagnée par la fièvre jeune, est en train de donner une petite leçon de renouvellement de son personnel politique. En apportant leurs voix, soit plus de 35% des votes, à deux jeunes partis, Podemos et Ciudadanos, dirigés par des trentenaires télégéniques et bondissants, les descendants de Cervantès prennent de sacrés risques.

Ils se permettent le luxe de sauter à pieds joints dans un nouveau monde, celui du quadripartisme et des majorités incertaines. Un saut vertigineux et brutal qui marque la fin du bipartisme à la papa, installé aux commandes depuis près de quarante ans, un bipartisme de pères la rigueur, entre le Parti Populaire et le PSOE (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol).

Arrivé en troisième position, avec 69 sièges et 20,6% des voix, le parti anti-austérité Podemos fait une entrée remarquée au Congrès des députés, la chambre basse des Cortes Generales, le parlement espagnol. Podemos devance nettement l'autre nouveau venu de la scène politique ibérique, Ciudadanos. Ce parti centriste obtient 40 sièges et 14% des suffrages.

La fin du bipartisme
Le résultat des urnes montre que le système politique bipartisan, en vigueur depuis la fin de la dictature franquiste il y a quarante ans, a vécu. Incapables d'atteindre le seuil des 176 sièges, synonyme de majorité absolue, le Parti populaire (123 sièges, 28,72%) et le Parti socialiste ouvrier (90 sièges, 22%) ont à peine recueilli, à eux deux, la moitié des suffrages (50,72%). Le PP a réalisé son pire score depuis 1993, et le PSOE le moins bon résultat de son histoire.

Un gouvernement minoritaire PP est techniquement possible, mais improbable. Même chose pour une grande coalition entre le PP et les socialistes, que les deux partis ont vigoureusement exclu lors de la campagne électorale.





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