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Les services de police marocains ont observé à la loupe la liste des invités à la cérémonie du troisième anniversaire de la mort d'Abdessalam Yassine, le fondateur du mouvement islamiste (non reconnu officiellement) Al Adl Wal Ihsane, le 13 décembre, à Salé.

Outre une vingtaine de représentants de partis islamistes « frères » venus de Tunisie, de Mauritanie, de Turquie et surtout d’Algérie (le MSP d’Abderrazak Makri avait envoyé une délégation de douze personnes), Mohamed Abbadi, le successeur du cheikh Yassine, a reçu ce jour-là une étonnante brochette de personnalités proches de l’extrême gauche marocaine dont la caractéristique commune est d’avoir gravité autour du mouvement de contestation du 20 février 2011.

De l’entrepreneur Karim Tazi à l’historien Maati Monjib en passant par Najib Akesbi, Fouad Abdelmoumni, Mohamed Darif et les dirigeants des petits partis, le PSU, les néodémocrates et la Voie démocratique, ces leaders d’opinion laïques pourtant très éloignés des thèses de l’islamisme radical semblent avoir répondu à l’invitation de la Jamaa dans le but de faire revivre l’alliance tactique rouge-verte d’il y a cinq ans.

Le Mouvement du 20-Février inquiétait en effet le régime marocain tant qu’il bénéficiait de l’appui de la confrérie et de ses gros bataillons. Avant de décliner rapidement après l’ordre de repli donné par le vieux cheikh.

Source : Jeuneafrique








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