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Il aurait été prématuré de procéder à l’inauguration de la plus grande centrale solaire du Monde la veille de la nouvelle année et à quelques mois seulement de l’ouverture de la COP22 à Marrakech. Une telle manifestation aurait été vite éclipsé par les fêtes de fin d’année et n’aurait pas eu l’impact médiatique souhaité.

Un Roi visionnaire
Prévue pour le dimanche 27 décembre, l’inauguration de la centrale solaire Noor1 a été ainsi ajournée. Un report qui intervient suite à une décision royale visant à remodeler la stratégie marocaine concernant les énergies renouvelables. Cette décision fait suite à une session de travail tenue à Casablanca la veille de l’inauguration. En marge de cette réunion, le cabinet royal a annoncé que ce sera désormais l’agence marocaine de l’énergie solaire (Masen) qui assurerait le pilotage des énergies renouvelables au niveau national.

Le chemin de l’audace et de l’avenir
Le Maroc caracole en tête des pays les plus prometteurs au niveau des énergies vertes. Il alloue chaque année un budget conséquent pour le développement des énergies renouvelables. Le Maroc fait de l’énergie thermo-solaire son fer de lance. La centrale solaire Noor1 dont les travaux avaient débuté en 2013, est située dans le centre du Maroc près d’Ouarzazate.

Se basant sur l’accélération de la demande énergétique nationale qui a notamment été poussée par l’accroissement de la population et le développement industriel que connaît le pays ces dernières années, le Maroc a entreprit une nouvelle stratégie énergétique pour le développement de ses énergies renouvelables. Un changement de taille pour le Maroc qui s’est fixé comme objectif de porter d’ici 2020 à 42% la contribution des énergies vertes dans sa production électrique nationale et à 52% en 2030.

Acteur énergétique sur la scène mondiale
Après la COP21 à Paris, le Maroc accueillera la 22e Conférence des Parties à la Convention sur les changements climatiques en 2016. Le Maroc a commencé sa lutte contre les changements climatiques dans les années 60 avec la politique des barrages, suivie des politiques de l’eau et de l’agriculture, et dans les années 2008 de celle de l’énergie. Pour rappel, le royaume avait déjà accueilli en 2001 la 7ème Conférence des Parties à la Convention sur les Changements Climatiques (COP7) à Marrakech.

Concernant la lutte contre les effets du réchauffement climatique le Maroc veut être le premier pays à mettre en application les résolutions de la COP21. Le Maroc mettra les intérêts de la région du Pacifique et de l’Afrique subsaharienne en tête des priorités de la COP22 qui se tiendra au Maroc fin 2016.

Arlette Colin
Wakupinfo


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