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Un caviar : c’est le mot par lequel on désigne en football une passe lumineuse qui met un attaquant face à face avec le gardien de l’équipe adverse, exactement dans la même position actuelle de Saïd Bouteflika, le frère cadet du chef de l’Etat.

Après avoir longtemps occupé le poste de milieu de terrain, où il a pu ratisser large tout en observant méticuleusement l’adversaire, Saïd Bouteflika est monté d’un cran pour occuper subtilement la pointe de l’attaque. Dans la rencontre décisive en cours, opportuniste qu’il est, il vient de recevoir un caviar qui le met face à face avec le gardien, dernier rempart. Saura-t-il le tromper et atteindre du coup son but ? L’avenir très proche nous le dira.

Saïd Bouteflika ressemble à cette catégorie de joueurs, petits de taille, mais rusés et très efficaces, dont les plus connus chez nous sont Omar Betrouni, Mustapha Kouici et feu Aïssa Draoui. Des joueurs qui peuvent changer le cours d’un match à la dernière minute. Les résultats des rencontres Algérie – France (finale des jeux méditerranéens d’Alger en 1975) et MCA – Hafia Konakry (finale de la coupe d’Afrique des clubs champions en 1976) en sont l’illustration parfaite.

Mieux encore, Saïd Bouteflika a bénéficié d’un concours de circonstances des plus favorables. En effet, en plus d’un arbitrage vicieux qui a expulsé le plus redoutable défenseur de l’équipe adverse, la Ligue s’était mise elle aussi de la partie en suspendant pour plusieurs matchs trois autres défenseurs et pas des moindres.

Ainsi donc, l’adversaire est à genoux. Il essaye seulement de limiter les dégâts avec des remplaçants peu aguerris aux chocs des titans. Le seul élément qui pourrait maintenant empêcher Saïd Bouteflika d’atteindre son but est le gardien… de but, dernier rempart contre une défaite historique qui se profile déjà à l’horizon.

Certes, l’arbitre de la rencontre pourrait siffler un hors jeu et priver ainsi Saïd Bouteflika d’un but qui lui tient à cœur. L’arbitre pourrait également arrêter carrément cette partie comme le stipule les règlements. Mais, connaissant la situation de l’arbitrage chez nous, on est tenté de dire qu’il ne mettra pas son sifflet à la bouche.

Ahcène Bettahar



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