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Voilà pourquoi les noirs peuvent être tués légalement. Vous ne serez jamais considérés à votre vraie valeur hors de votre terre ! 

Voilà une qui se croyait dans une société égalitaire à laquelle elle a voué admiration et loyauté toute sa vie, jusqu'à ce que le pire lui arrive. Soutenons Silvia Serbin.

La journaliste et historienne Sylvia Serbin, auteure de l'ouvrage Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noire, met à l'honneur des femmes ayant "porté des valeurs de dignité et de courage". Ce livre permet de gommer certains clichés liés à la colonisation et à l'esclavage.

Ayant bien marché en France, cet ouvrage a été repéré par un éditeur Allemand. Il a été traduit en allemand, puis 400 paragraphes ont été retirés, et pour certains totalement réécrits, détournant complètement le message initial de l'auteure. Il a ensuite été publié en Allemagne sans consultation préalable de Sylvia Serbin, en violation du contrat d'édition, elle n'a pu se prononcer sur la traduction allemande qu'après coup.

Les médias et le service public se doivent de relayer cette information, car la liberté d'expression, et plus particulièrement le droit d'auteur ont été impunément et délibérément violés, menant donc à de la désinformation pure et simple.


Il y a deux scandales dans cette affaire :
  1. qu'une auteure française (noire), publiée en France, voit diffuser en Allemagne - et sous son nom -une version falsifiée, raciste et révisionniste de son ouvrage, par un partenaire allemand de son éditeur français qui lui en a cédé les droits. Et c'est sur Internet qu'elle devait apprendre la sortie de l'ouvrage, dont on lui avait annoncé le projet de traduction des mois auparavant.
  2. que les tribunaux français, désignés par les contrats d'édition comme seuls compétents pour juger des litiges sur ce titre, créent une jurisprudence discriminatoire en violation des lois sur la propriété intellectuelle et le droit moral, pour débouter l'auteure indignée par cette utilisation abusive de son oeuvre, qui par ailleurs connaît un succès international auprès d'un lectorat francophone.
Mieux, les magistrats ont refusé la résiliation des contrats d'édition liant son livre aux éditeurs incriminés, ce qui autorise ces derniers à continuer d'utiliser le nom de Sylvia Serbin pour diffuser des idées douteuses qui portent un lourd préjudice à sa réputation d'historienne et d'intellectuelle noire respectée.

Des lois d'exception pour des citoyens de seconde zone ? La jurisprudence singulière opposée au livre "Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noire", premier ouvrage à traiter de femmes noires en tant qu'actrices historiques sur une période allant de l'antiquité au début du 20e siècle, pose véritablement la question d'une régression du droit dans une démocratie occidentale promotrice des droits de l'Homme.

Jamais, pour un auteur français ou européen, on n'aurait toléré que, sous prétexte d'une traduction, on réécrive son oeuvre en l'amputant de plus de 400 paragraphes présents dans l'original pour les remplacer par des allégations fantaisistes, qu'on modifie des dates, des faits, des noms; qu'on gomme des évènements majeurs de l'histoire de l'Afrique, qu'on en ridiculise certains personnages emblématiques, qu'on introduise dans l'ouvrage des clichés à caractère raciste qualifiant des Africains de cannibales et, qu'au final, on lui fasse endosser un produit qu'elle n'a pas écrit.

A tout cela, la justice de notre pays n'a rien trouvé à redire, en Référé, sur le fond, en Appel et tout récemment en cassation. Mieux, elle a condamné l'auteure, indignée par un tel viol de sa contribution à vocation scientifique, à payer, alors qu'elle avait sollicité l'aide juridictionnelle pour pouvoir se défendre, les frais de procédure des éditeurs, dont les pratiques inquiétantes en ce 21 siècle, semblent avoir été, de fait, cautionnées par les juges.
Et bien sûr, mais faut-il s'en étonner, aucun média français n'a accepté de parler de cette scandaleuse affaire !... Trop c'est trop ! Rendez à l'auteure la propriété de son livre !








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