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Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les efforts les plus probants relatifs à l’écologie, à l’environnement et au développement durable sont actuellement déployés dans un pays, le Maroc, où le désert étend son emprise sur une portion appréciable de sa superficie.
Le royaume a su habilement concilier développement durable et développement économique
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le roi Mohammed VI et son gouvernement ont mis les bouchées doubles afin de faire du royaume l’un des chefs de file en la matière. À cet égard, le pays s’est donné les moyens, et surtout l’obligation, de réussir sur le plan du développement durable. Comme le souligne le Groupe de la Banque mondiale dans un article publié sur son site Internet (lire « La croissance verte met le Maroc en position forte face à l’évolution du climat »), les Marocaines et les Marocains ont souhaité enchâsser dans la constitution du pays le droit à un environnement sain et au développement durable. Qui peut en dire autant?

Un indéniable meneur environnemental
Mais au-delà des paroles et des intentions, il y a aussi les gestes. Encore ici, le gouvernement marocain s’est illustré aux yeux de la communauté internationale en mettant de l’avant une série de politiques et de mesures qui témoignent de son engagement écologique. Exit, donc, les subventions gouvernementales aux combustibles fossiles. Évidemment, une telle initiative aura sans doute provoqué des grincements de dents dans le monde des affaires : les entreprises, grandes et petites, doivent par la force des choses se tourner vers des énergies propres et renouvelables.

Mais la chose a aussi eu des effets positifs, puisqu’elle aura aussi forcé ces dernières à voir à plus long terme, à planifier leurs besoins énergétiques. Mais, d’un point de vue collectif, la fin de ces mêmes subventions aura surtout permis au gouvernement d’ainsi rediriger les sommes épargnées vers les programmes de protection sociale de l’État. Au final, l’ensemble du peuple marocain y a gagné au change. Les efforts environnementaux de la nation se sont aussi portés sur l’agriculture, qui emploie 40 % de la main-d’œuvre marocaine. La politique environnementale nationale, le Plan Maroc Vert, promeut la mise en place de pratiques agricoles intelligentes et durables où l’utilisation parcimonieuse de l’eau en constitue le pivot.

Le leadership par la lumière
Et si vous doutez encore de l’engagement du pays dans la voie du développement durable, laissez-nous vous présenter l’une des plus grandes centrales solaires à concentration au monde, Noor-Ouarzazate. Tel qu’illustré dans la vidéo en tête d’article, cette toute nouvelle infrastructure, inaugurée cette année, fournira, au terme du développement de ses trois phases en 2020, environ 2 000 mégawatts¹. Une telle quantité d’électricité pourra permettre à plus de quatre millions de Marocains de bénéficier d’un approvisionnement énergétique fiable et, surtout dans la perspective du développement durable, de réduire la dépendance du pays aux importations d’énergie, le Maroc étant le cancre de la classe au Moyen-Orient. En effet, avant la mise en opération de Noor-Ouarzazate, le Maroc importait 97 % de son énergie. Désormais, le pays peut réduire ses arrivages de pétrole de quelque 2,5 millions de tonnes annuellement. À ce titre, nulle doute que les trois milliards de dollars nécessaires à la construction du complexe seront rentabilisés au terme de quelques années.

Il y a là sans doute pour l’Occident, alors que tous cherchent à l’heure actuelle des terrains d’entente, des solutions et des pistes d’action à Paris, un bel exemple duquel s’inspirer.

À titre indicatif, les huit centrales hydroélectriques du complexe La Grande, à la Baie James, ont une puissance de 15 240 mégawatts.

Article par François Normandin
Rédacteur en chef adjoint
revuegestion.ca



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