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L’Office National des Aéroports (ONDA) envisage de faire de Tit Mellil une plateforme dédiée à l’aviation d’affaires dans le genre du Bourget Paris. L’aérogare de Benslimane est intégrée dans un programme de développement dans une zone à mi-chemin entre les capitales administrative et économique.

Le choix du nouveau hub aérien a été confirmé par le ministre de l’Équipement et du transport, Abdelaziz Rabbah. « L’aéroport de Ben Slimane semble être le plus à même de devenir le prochain hub aérien du Maroc », a-t-il affirmé lors d’une rencontre-débat organisée par la Chambre suisse de commerce.

Un plan de développement de l’aéroport a été examiné selon plusieurs options de réalisation et de montage financier (PPP, fonds propres, joint-venture). Un projet a été retenu parmi huit autres entrant dans le périmètre d’application de la nouvelle loi sur le Partenariat public privé (PPP).
L’ONDA a procédé à une appréciation chiffrée du marché de l’aviation d’affaires dans le monde et principalement au niveau des marchés émetteurs vers la destination Maroc. Selon les statistiques de la Direction de l’aviation civile, le chiffre d’affaires du secteur a quasiment doublé durant les dernières années. Tous les aspects technico-financiers devraient à terme mener à l’élaboration d’un schéma directeur de développement de l’aéroport.
« L’étude porte aussi sur l’examen de la situation actuelle de l’aéroport de Tit Mellil et de Casablanca Mohammed V ainsi que sur la situation du foncier et des plans d’aménagement urbains aux alentours du site de l’aéroport de Tit Mellil », annonce l’ONDA.
L’opportunité stratégique de repositionner le site Benslimane-Tit Mellil remonte à 2012. Une étude pour la définition de la stratégie de développement du bipôle aéroportuaire avait révélé le potentiel pour l’aviation d’affaires. L’enjeu est de se greffer sur la dynamique économique et industrielle de la région du Grand Casablanca, ainsi que de son positionnement en tant que place financière internationale.

Benslimane-Tit Mellil capte déjà près de 8% du volume du trafic national. Il est toutefois encore loin des performances de la plateforme aéroportuaire de Marrakech. La ville touristique reste la première destination du Royaume sur le segment de l’aviation d’affaires.

Arlette Colin / Wakeupinfo
Avec leconomiste.com/









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