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La majorité des marocains boudent la lecture et affiche une désaffection vis-à-vis de l’importance que revêt cet intérêt culturel dans leur quotidien. Mais pourquoi ce désintérêt manifeste à l’égard du livre et de la culture ?

Ce sont des moments de plaisir qui nous font découvrir et visiter de nouveaux horizons. Mais pourquoi refuse-t-on de pousser cette porte ? Est-ce les conditions socio-économiques difficiles qui freinent pour les marocains cette passion livresque ?

Les raisons de cet abandon sont liées à l’éducation, car la culture de la littérature est absente dans la majorité des foyers marocains. Les familles ne poussent pas leurs enfants, dès leurs jeunes âges, à lire et à aimer le livre et à donner à la lecture son importance dans leur vie. Quand on parle des facteurs responsables à cette carence, il ne faut pas oublier l’importance qu’occupe la tradition orale dans la société marocaine, car l’oralité a une prévalence sur l’écrit.

Aussi, rares sont les écrivains et éditorialistes qui se font régulièrement l’écho d’écritures. Les intellectuels marocains publient de temps à autre des œuvres, des livres ou des tribunes de qualité. Et quand c’est le cas, ils ne bénéficient pas du soutien d’un public instruit et averti. Cette faillite intellectuelle provient sans doute de la défaillance du système éducatif marocain et du rôle des instances publiques souvent décriées pour leurs incompétences.

Une étude sur le développement culturel, « l’Arab Thought Foundation » démontre la situation culturelle arabe qui est très en deçà des minimas internationaux. Ainsi, précise le rapport qu’un enfant arabe lit à peine 6 minutes par an, un adulte arabe ne dépasse pas 10 minutes, en comparaison avec 12.000 minutes de lecture pour un européen.

Dans tous les pays arabes seulement 400 livres pour l’enfant sont publiés par an contre 13.260 ouvrages pour l’enfant américain, 3.837 livres pour l’enfant anglais, 2.118 pour le Français et 1.458 pour le Russe. Dans un document de la Ligue arabe, il est indiqué que le citoyen britannique lit en moyenne 7 livres par an, en comparaison, 20 citoyens arabes lisent un livre ce qui équivaut à 140 fois moins ! L’Américain lit de son côté 11 livres par an (220 fois) !


Zaki Ahmed






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