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Elle avait été envoyée au Burkina Faso par Amnesty International pour un reportage sur les droits des femmes : Leila Alaoui, brillante photographe franco-marocaine victime de l'attentat de Ouagadougou, était une "militante de la cause humaine", passionnée par la diversité culturelle.
"Leila était une photographe talentueuse, que nous avions envoyée au Burkina Faso pour un reportage photo sur les droits des femmes", explique Amnesty. Son chauffeur, Mahamadi Ouédraogo, a également été tué dans l'attentat.
Elle avait exposé notamment à l'Institut du Monde Arabe de Paris, à Art Dubaï et ce mois-ci à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, où son exposition "Les Marocains" venait de s'achever dimanche. Elle a aussi publié dans des journaux comme le New York Times et Vogue.


Pour sa dernière exposition, des portraits grandeur nature d'hommes et de femmes en costumes traditionnels posant avec une grande dignité, elle avait effectué un "road trip à travers le Maroc rural" avec un studio mobile.

"Une belle âme"
"Elle s'était notamment impliquée auprès des migrants au Maroc, qui sont 20.000 à 30.000 dans le pays, venant essentiellement d'Afrique subsaharienne. Par ses photos, elle cherchait à montrer l'humanité de ces personnes dont on ne retient souvent que le statut de sans-papiers. Elle parlait de son travail avec intelligence et passion", se souvient le journaliste de l'AFP Guillaume Klein, qui l'avait rencontrée au Maroc.


En 2013, à la Fondation Orient-Occident de Rabat, elle avait organisé, en collaboration avec le HCR, un atelier avec un groupe de 20 femmes et jeunes réfugiés pour leur permettre de s'exprimer.

"Elle leur avait donné l'appareil et leur avait demandé de prendre des photos illustrant leurs conditions de vie au Maroc, en laissant libre court à leur 'imagination artistique'", a raconté le journaliste. "Elle était reconnue et appréciée dans son milieu, et faisait partie du 'Maroc qui bouge'. C'était manifestement une belle âme". 






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