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Le premier logement social à énergie positive au Maroc a été officiellement inauguré le 27 janvier à Settat, au Centre de formation aux métiers du bâtiment et des travaux publics. Le projet comprend : un salon, deux chambres, une salle de bain et une cuisine dans une villa de plain-pied de 64 m2.

Le projet pilote, initié par le cluster Efficacité énergétique des matériaux de construction, en partenariat avec le Société d’investissements énergétiques et l’OFPPT, a mis deux mois à se concrétiser, "depuis le premier coup de pioche", explique le président du cluster EMC, Rachid Naanani.

Le logement est dit "à énergie positive" car l’énergie produite excède l’énergie consommée. "Il s’agit d’une maison hors réseau, ce qui veut dire qu’elle n’est pas connectée électrique. En Afrique, le taux d’ensoleillement très élevé et il faut en tirer profit. La maison est alimentée de manière autonome, en énergie solaire uniquement, par des panneaux photovoltaïques.

Le président explique que le bâtiment, économe, fait la part belle à l’éclairage naturel. Le maintien des températures, le contrôle de l’humidité sont pris en compte avec un mécanisme de renouvellement d’air. Cette réalisation a aujourd’hui pour but de "montrer aux partenaires que des industriels, des architectes, des bureaux d’étude et de contrôle sont capables de fournir des bâtiments conformes aux nouvelles normes et réglementations".

Des techniques de pose spécifiques
"En terme de métiers", déclare Rachid Naanani, "nous sommes le centre le plus complet au Maroc et en Afrique, avec des maçons, des peintres, des ferrailleurs, des coffreurs, des poseurs de portes et de sanitaires…" "Toutes ces personnes ont un réel savoir-faire, qu’il faut étendre au reste du pays, car la maison est facilement réplicable."

D’après le responsable, il est primordial de comprendre que le besoin ne se limite pas juste aux matériaux. Il concerne aussi les techniques de pose. Ces connaissances qui sont donc déjà présentes au Maroc doivent désormais se répandre.

A terme, aux yeux du président, si l’opportunité est saisie, elle permettra au Maroc de développer son indépendance énergétique pour un coût qui en vaut la peine. "Pour la construction uniquement, nous nous situons dans la moyenne avec 250 DH/m2. Cela tourne autour de 135.000 DH en excluant la terrasse et le foncier. Pour la partie ‘production d’énergie’, comme c’est un prototype, évidemment, cela revient plus cher… Il sera judicieux d’aller chercher des économies d’échelle, en construisant par lots d’une centaine de logements."

Pour ce modèle type, le cluster a bénéficié du soutien financier du ministère de l’Industrie et du commerce. "Nous sommes actuellement en train de travailler sur des projets qui devraient se concrétiser au Maroc dans quelques mois", conclut Rachid Naanani.








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