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Pas moins de 400 millions de dirhams ont été détournés au sein du département de l’agriculture. Comment? Des transactions fallacieuses et un soutien dispensé à des projets fictifs… Le Fonds du Développement Agricole (FDA) est au cœur d’un grand scandale.

Ce qui se passe au sein du département de l’agriculture est scandaleux. Selon le quotidien Al Massae qui rapporte l’information dans son édition de ce mardi 12 janvier, cinq chefs de divisions, seize chefs de services et un directeur régional n’exercent plus aucune fonction à la direction régionale de l’agriculture à Settat. Et pour cause! 400 millions de dirhams ont été détournés, et le dossier vient d’être soumis au parquet.

Et le journal d’expliquer que les responsables, qui ont été destitués de leurs grades et annexés sans fonctions à la direction provinciale de Settat, sont accusés de détournement de fonds publics pour transactions fictives et de procédures de soutien à des bénéficiaires n’ayant aucune existence réelle.

Les enquêtes menées au sein du ministère d’Akhennouch ont levé le voile, également, sur des pratiques douteuses relatives aux aides dédiées aux projets intégrés dans le cadre du Fonds de développement agricole, chargé d’accorder des aides financières et primes en vue de promouvoir l’investissement privé dans l'agriculture.

D’autres responsables centraux ont également été suspendus de leurs fonctions après que le procureur général près la Cour de cassation a donné ses instructions au procureur général près la Cour d’appel de Settat pour soumettre l’affaire au tribunal des crimes financiers et ouvrir une nouvelle enquête pour dilapidation de deniers publics, renchérit le journal.

Les fonds dilapidés sont des dons et prêts d’institutions financières étrangères, dont l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale, dédiés à l’aide des programmes du «Plan Maroc Vert», d’où les enquêtes parallèles menées par ces institutions au niveau de leurs représentations à Rabat, afin de connaître le sort de ces dons, explique-t-on de même source.

Le ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid, avait, pour sa part, reçu des rapports émanant de plusieurs parties faisant part des tergiversations injustifiées qui marquent ces enquêtes, en dépit des rappels du Parquet près la Cour d’appel de Settat, et des détails relatifs aux projets fictifs ayant coûté la bagatelle de 320 millions dh qui étaient destinés à financer les programmes du «Plan Maroc Vert», dans la province de Settat.

Par Mustapha Nouri
Kiosque Le360.ma

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