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Le congrès extraordinaire du Parti authenticité et modernité (PAM), qui s’est ouvert vendredi à Bouznika, devra élire un nouveau secrétaire général. L'homme fort du parti, Ilyas El Omari, semble dores et déjà en pole position.

« Si l’actuel secrétaire général du parti, Mustapha Bakkoury, ne se porte pas candidat, c’est Ilyas El Omari qui se présentera. » Cette phrase est presque dans toutes les bouches au Parti authenticité et modernité (PAM) dont le congrès extraordinaire s’est ouvert vendredi 22 janvier à Bouznika (35 km de Rabat) et se poursuivra jusqu’au 24, jour de l’élection du nouveau leader du parti du tracteur.

« Il n’y aura pas de duel», prévient Mehdi Bensaid, membre du conseil national du PAM. Ilyas El Omari, actuellement numéro deux, attendra que son camarade Bakkoury déclare ses intentions avant de se porter candidat. Exit les batailles pour un fauteuil ! Les membres du PAM veulent un secrétaire général fédérateur qui saura affronter l’ennemi islamiste en cette année hautement électorale.

Objectif : abattre le PJD
L’année 2016 est celle des élections législatives au Maroc. Avec un duel incontestablement attendu entre entre le PAM, qui s’inscrit dans une ligne moderniste, et le Parti de la justice et du développement (PJD), porte-drapeau des conservateurs.

Sacré première force politique dans les communes à l’issue du scrutin du 4 septembre, le PAM veut rafler la première place à la première chambre du Parlement, où il n’est que quatrième actuellement, pour pourvoir diriger le gouvernement. Il a clairement dans son viseur le PJD de Abdelilah Benkirane, actuellement au pouvoir, qu’il accuse régulièrement de faire reculer les libertés au Maroc.

La route vers le pouvoir
« Il n’y a qu’Ilyas qui pourra faire face aux conservateurs », concède Fatima-Zahra Mansouri, ancienne maire de Marrakech. Présentée un moment comme une candidate potentielle au poste de secrétaire générale du parti, elle a fini par appeler à la mobilisation en faveur d’Ilyas. « Je ne me présenterai pas au poste de secrétaire générale afin de lui laisser toutes ses chances de gagner. Ilyass a les qualités requises pour diriger notre formation : leadership, une ligne politique claire, et surtout un discours fort pour faire barrage au conservatisme », a-t-elle déclaré à Jeune Afrique.

Si tous les indices montrent que le numéro deux du parti est en pole position pour en prendre les commandes, il faudra attendre samedi 23 janvier, date de dépôt des candidatures, pour l’affirmer. En principe, Mustapha Bakkoury est déjà très pris par ses fonctions de président de la région Casablanca-Settat et de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen) dont le roi Mohammed VI vient d’étendre les prérogatives pour englober toute la stratégie des énergies renouvelables au Maroc. Voudra-t-il assumer, en plus, la direction d’un parti aux ambitions élargies ?






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