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En Algérie, on polémique encore et toujours sur la nécessaire ouverture économique et on accuse les lobbies, la main étrangère de s’emparer du temps. 

La classe dirigeante se déchire, s’insulte et se fait la guerre par médias interposés au lieu de se concentrer sur sa mission fondamentale : développer l’Algérie. Dans notre pays, le statu quo se perpétue à travers une nouvelle constitution qui exclut les compétences établies à l’étranger et renforce le pouvoir présidentiel au détriment des contre-pouvoirs. 

Dans notre pays, les gouvernants fantasment toujours sur les prix du baril de pétrole et refusent de renoncer à leurs privilèges rentiers. Et pendant ce temps-là, juste à l’ouest de nos frontières, notre voisin marocain accélère son développement et se dote d’un TGV, oui un TGV, et de la plus grande centrale solaire au monde.

Au Maroc, là-bas, ils n’ont ni pétrole, ni gaz et encore moins des réserves de changes qui se chiffrent à plus de 150 milliards de dollars. Mais, dans ce pays musulman, arabe et berbère, exactement comme nous, le développement est une affaire prise très au sérieux : le premier TGV marocain doit dans un premier temps permettre de relier Tanger à Casablanca, distantes de 350 km, en 2h10 contre 4h45 aujourd’hui. “Chaque rame pourra accueillir 533 voyageurs, dont 121 en première classe”, a souligné lors des essais Said Nassiri, directeur de projet de la LGV (ligne à grande vitesse), le surnom du TGV marocain. Ce projet a mobilisé l’équivalent de 1,8 milliard d’euros.


Et le Maroc ne s’arrête pas encore là. Durant la même semaine, il lance en grande pompe la plus grande centrale solaire au monde ! Plus de 800 personnalités étaient présentes, ce jeudi 4 février,à la cérémonie d’inauguration de la centrale thermo-solaire Noor 1 à Ouarzazate, la première unité d’un grand complexe appelé à devenir le plus grand du monde. 

Ce complexe s’étend sur 3 093 hectares. Soit une superficie de 3 437 terrains de football et il va éclairer un million de foyers. Grâce à projet, 52 % des besoins énergétiques du Maroc proviendront des énergies renouvelables à l’horizon 2030. Et en Algérie, on continue à dépenser des milliards pour exporter un pétrole dont les prix chutent vertigineusement. Triste paradoxe.














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