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Le gouvernement libyen a condamné, ce samedi 20 févier, le raid meurtrier mené la veille par l’aviation américaine contre un camp de Daech, à Sabrata en Libye.

L’Exécutif, nouvellement nommé et reconnu par la communauté internationale, estime qu’il s’agit d’une violation de la souveraineté de la Libye. Pour le gouvernement libyen, l’attaque a été menée sans concertation avec les autorités libyennes, ce qui représente « une violation flagrante de la souveraineté de l’État libyen ».

La Libye est le seul pays du Maghreb à avoir condamné l’attaque. L’Algérie, le Maroc et la Tunisie n’ont pas réagi, même si Washington a reconnu publiquement avoir mené ce raid. Mais si les silences de Tunis et Rabat peuvent être justifiés, ce n’est pas le cas de l’Algérie. En effet, la position algérienne sur le dossier libyen est connue de longue date : Alger s’oppose à toute intervention militaire en Libye. Les Algériens le font savoir à chaque occasion. Et à juste titre : une nouvelle intervention en Libye ne fera qu’aggraver les choses dans ce pays et dans toute la région.

Pourquoi alors se taire après un tel raid que les experts qualifient d’inutile, voire de dangereux ? On sait depuis longtemps que l’Algérie n’a pas les moyens de sa politique étrangère. On se souvient de la ferme « opposition » algérienne à une intervention militaire française au Mali en janvier 2013 : elle s’est achevée par une autorisation de survol du territoire algérien par les avions français et un ravitaillement au sol des troupes françaises.

Ces revirements montrent qu’un pouvoir en quête de légitimité internationale ne peut se permettre de condamner des interventions étrangères ou un raid mené par la superpuissance américaine. Il reste à notre diplomatie les dossiers du Sahara occidental et de la frontière avec le Maroc pour maintenir un semblant de crédibilité. Mais jusqu’à quand ?

TSA








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