News

Mardi 16 février, la Cour de cassation a décidé de valider le non-lieu défénitif, dans l’affaire Ali Ziri, un retraité algérien de 69 ans, assassiné le 9 juin 2009 suite à l’usage de la technique interdite du « pliage » lors d’un contrôle policier à Argenteuil (Val-d’Oise).

Le non-lieu est incompréhensible, dans la mesure où la Cour de Rennes n’a pas répondu aux questions soulevées par la Cour de cassation qui estimait que la chambre de l’instruction n’avait pas « légalement motivé sa décision », et avait donc ordonné que l’affaire « soit à nouveau jugée, conformément à la loi » déclare dans son communiqué le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri.

Ni les recommandations, ni le dépaysement à Rennes n’avaient empêché la nouvelle chambre de l’instruction de faire fi des recommandations de la Cour de cassation. La Cour d’appel de Rennes s’était opposée au parquet en confirmant l’ordonnance du non-lieu rendu en 2012 par le juge Jean-Marc Heller.

En France, pays des droits de l’Homme, nous avons une justice à deux vitesses. Ainsi, dans le procès des salariés de Goodyear, huit travailleurs ont écopé de 24 mois de prison, dont 9 ferme, et 5 ans de mise à l’épreuve, alors que les 2 cadres séquestrés avaient retiré leur plainte. D’un côté, on acquitte après un meurtre, de l’autre on condamne à la prison des syndicalistes qui défendaient leur emploi.

Lorsqu’on est un simple citoyen, de surcroît d’origine maghrébine, on reste en dessous de la loi, au point que la justice ignore vos droits.

Le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri annonce qu’il reste mobilisé pour que Vérité et Justice soient faites pour Monsieur Ali Ziri, ce chibani mort aux mains de la police en juin 2009, et solidaires du combat des familles de toutes les autres victimes et des collectifs qui les soutiennent.








0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top