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Nos voisins marocains font un pas important vers la modernité. Avec beaucoup de courage et en dépit d’une vive opposition des lobbies islamo-conservateurs, les autorités marocaines ont décidé de réintroduire le français dans l’enseignement des sciences et le renforcement de l’enseignement de l’anglais à tous les niveaux. 

Notre voisin, si diabolisé, si méprisé par nos chapelles politiques, enterre ainsi 30 ans de politique d’arabisation qui a largement démontré son échec, plongeant les pays où elle a été adoptée dans la décadence.

Tournant le dos aux polémiques idéologiques stériles, le Maroc a pris son destin en main en entamant une profonde réforme de son système éducatif pour le mettre au diapason de la modernité. Le roi Mohammed VI a assumé ses responsabilités lorsque les islmo-conservateurs, et à leur tête le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, ont tenté de bloquer le projet brillamment défendu par le ministre de l’éducation, Rachid Belmokhtar. Disons-le en toute sincérité, Mohammed IV ne s’est pas rétracté face aux pressions des islamistes. Il a assumé son devoir envers son peuple en soutenant jusqu’au bout son ministre pour offrir une école de qualité aux générations futures.

Chez nous, Abdelaziz Bouteflika n’a pipé mot lorsque Nouria Benghabrit était attaquée, menacée à longueur de journée pour avoir osé entreprendre une réformette avec l’introduction les langues maternelles dans le premier pallier scolaire, comme le préconise la très sérieuse UNESCO. Abdelaziz Bouteflika n’a rien fait, absolument rien pour éclairer ce débat crucial pour l’avenir de notre école. Depuis 1999, l’école n’a jamais été au centre de ses préoccupations. Durant de longues années, il a conservé un ministre, Boubekeur Benbouzid, qui cumulait les échecs. Des années durant, il constatait l’effondrement du niveau scolaire de nos compatriotes. Là où Mohammed IV impose l’intérêt national au-dessus de tout enjeu, Abdelaziz Bouteflika joue au compromis, à l’équilibriste pour contenter les gardiens du temple dans la seule optique de… se maintenir au pouvoir.

Alors que Mohammed IV développe des visions stratégiques d’avenir, Abdelaziz Bouteflika multiplie les manœuvres politiciennes pour consolider son “règne”. Mohamed IV n’est ni un ange ni un défenseur irréprochable des libertés, mais il s’impose de plus en plus comme un homme d’Etat. Un vrai. Il ne se contente pas de pratiquer le pouvoir pour entrer dans l’histoire, bien que ses réalisations l’y élisent de manière incontestable. C’est, au final, l’exact contraire de l’homme de pouvoir qu’incarne Abdelaziz Bouteflika. Un homme qui se préoccupe avant tout de sa personne, de son pouvoir. Un homme qui, au final, ne va entrer dans l’histoire que par la petite lucarne de l’égocentrisme et de la mégalomanie.

Le Maroc est, au risque de se répéter, est loin d’être un modèle de démocratie et de respect des droits de l’homme. Mais, c’est un pays qui avance avec ses petits moyens. L’Algérie, quant à elle, patine par la grâce de dirigeants d’avantage portés sur le monopole du pouvoir que son exercice au service du plus grand nombre.


Abdou Semmar
Source : algerie-focus.com/

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