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Le parlement algérien va voter un projet de révision de la Constitution qui prévoit d'interdire aux binationaux les hauts postes dans la fonction publique. Une mesure qui suscite la colère dans la communauté franco-algérienne.

Ce projet de loi s’illustre par la violation d’un principe fondamental en matière des droits de l’homme et de la citoyenneté en instaurant une ségrégation entre les nationaux "purs" et "impurs", ceux qui bénéficient de la double nationalité. Pour rappel, c’est en émigration, qu’est né le premier parti patriotique (Étoile nord-africaine) pour l’indépendance de l’Algérie.

Cette mesure soulève la colère des binationaux qui se comptent par centaines de milliers, notamment en France où l'émigration algérienne n'est plus seulement composée d'ouvriers, mais aussi de cadres de hauts niveaux et d'universitaires. Ils sont ainsi privés d'aspirer à l'exercice de "hautes fonctions" dans leur pays d'origine.

Les associations d'Algériens établis en France dénoncent le projet "excluant une partie du peuple" et demandé le retrait d'une disposition jugée "injuste" et "discriminatoire". Un appel à manifester samedi devant l'ambassade d'Algérie à Paris a été lancé.

Cette révision de la Constitution intervient quelques jours après la dissolution par le président Bouteflika du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), considéré comme un "État dans l'État". Il est remplacé par de nouvelles structures directement placées sous l'autorité de la Présidence, qui s'affirme ainsi comme le centre névralgique du pouvoir.

Ahmed Zaki




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