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L'effondrement des cours du pétrole ébranle les fondements de l'économie, du pouvoir et de la société, faisant craindre une déstabilisation profonde du pays et une vague de départs.

Alors que vers le ciel d'Alger s'élève le plus haut minaret du monde, l'économie du pays s'enfonce aussi sûrement que les cours du pétrole. Les ventes de gaz et d'or noir représentent 60 % des recettes budgétaires.

Le gouvernement ne peut plus compter sur cette manne pour remplir les caisses publiques et acheter la paix sociale à coups de subventions. Pour les Algériens, cette nouvelle donne est synonyme d'inflation et d'austérité, alimentant la grogne sociale. Avec un président sérieusement diminué par la maladie, le pouvoir ne semble pas avoir pris la mesure du problème.

Alarmiste, l'ancien directeur du journal Le Matin, Mohamed Benchicou, craint « une faillite qui engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l'Europe ». L'écrivain algérien Boualem Sansal se montre aussi pessimiste : « Le scénario d'une escalade de la terreur sur le modèle syrien me paraît tout à fait crédible », estime-t-il. Et à la frontière libyenne, Daech se tient en embuscade… (LeFigaro.fr)

Reportage RFI

  

C’est le dossier du Figaro ce matin. « Pourquoi l’Algérie fait peur à l’Europe », titre le journal. En effet, « l’effondrement des cours du pétrole ébranle les fondements de l’économie, du pouvoir et de la société, faisant craindre une déstabilisation profonde du pays et une vague de départs. »

Plusieurs intellectuels algériens, interrogés par Le Figaro, font part de leur inquiétude. Alarmiste, l’ancien directeur du journal Le Matin, Mohamed Benchicou, craint « une faillite qui engendrerait le chaos et pousserait les Algériens à fuir vers l’Europe ».

L’écrivain algérien Boualem Sansal se montre tout aussi pessimiste : « le scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien me paraît tout à fait crédible », estime-t-il. Car, à la frontière libyenne, Daech se tient en embuscade…

Alors attention, prévient Le Figaro, « le jour où l’Algérie se réveillera, sous l’effet de la grogne sociale ou à la mort du raïs, nous risquons d’en subir le choc de plein fouet. L’Europe, et la France en particulier, représente une destination naturelle pour cette jeunesse sans perspectives d’avenir.

Ils sont déjà nombreux à s’infiltrer dans les colonnes de réfugiés de la guerre en Syrie, tentant de profiter des filières et des opportunités d’accueil. Mais nous n’avons encore rien vu, estime Le Figaro : 40 millions d’Algériens, qui pour la moitié ont moins de 19 ans, c’est une bombe à retardement. » Et « en première ligne, la France serait coupable d’attendre passivement cette fatalité, affirme le journal.

Son passé colonial nourrit une méfiance toujours à vif et l’oblige à beaucoup de précautions. Mais notre diplomatie a un devoir de vigilance face à ce qui se passe à Alger. Sans se rendre coupable d’ingérence, elle peut contribuer, estime Le Figaro, à identifier la relève et la soutenir. Afin que, le jour venu, les Algériens sortent de leur torpeur avec d’autres options qu’un exode, qui leur serait fatal autant qu’à nous. » (Revue de presse RFI)

Arlette Colin
Wakeupinfo.fr











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