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La violence la plus visible, comme lundi ou mardi matin semble s’estomper, même si la situation reste extrêmement tendue. Reste la violence la plus profonde, ces personnes dont on détruit les seules habitations qu’elles ont, avec souvent leurs seuls biens à l’intérieur.

La répétition de ce qui se passe à Calais depuis la fermeture du Centre de Sangatte en 2002, mais à une toute autre échelle. C’est une petite ville, de 6000 à 8000 habitants qui va être rayée de la carte. C’est hors de tout contexte de guerre, ou sommes-nous en guerre contre les exilé-e-s ? toute une population civile dont les autorités rasent les habitations. C’est pour protester contre cette violence que huit exilés iraniens se sont cousu la bouche et entament une grève de la faim.
« J’ai quitté mon pays et je suis venu ici pour trouver mes droits humains, mais malheureusement je n’en ai trouvé AUCUN »
« Où est votre démocratie ? Où est votre LIBERTÉ ? » disent leurs pancartes.
Huit réfugiés iraniens expulsés du bidonville de Calais se sont cousus les lèvres pour exprimer leur désespoir d'être jetés à la rue, sans solution.


Brandissant des panneaux, écrits en anglais, sur lesquels ils expliquent être venus en Europe pour vivre librement, ils en appellent à l'Onu pour que les droits humains soient respectés dans la « jungle ». Ils ont été parmi les premiers expulsés de leurs modestes cabanes.

Leur terrible geste a provoqué un mouvement d'effroi dans le camp. Et relayé le sentiment général selon lequel le choix du gouvernement de démanteler brutalement la «jungle » n'aboutit qu'à semer la désespérance. 

La colère, l’écœurement et l’inquiétude se lisaient sur les visages des réfugiés et des nombreux bénévoles témoins du balai incessant des tractopelles. Il faut dire que ni le froid très vif, ce mercredi, ni les violentes averses de grêle n'ont empêché la poursuite des expulsions, sous haute surveillance policière depuis lundi.

Presse








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