News

Pour le Directeur général de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG) de Paris, les propos tenus par le SG de l'ONU lors de sa tournée dans la région, montre que M. Ban s’est quasiment rangé du côté d’Alger et des séparatistes.



Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon se livre à "une curieuse manœuvre" en violant les paramètres incontournables des négociations visant à aboutir à un règlement politique définitif à la question du Sahara marocain, a affirmé l'universitaire français et Directeur général de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG) de Paris, Charles Saint-Prot. "Il semble que Ban Ki-moon se soit laissé manipuler par la partie algérienne", a relevé l'expert français en réaction aux propos tenus par le SG de l'ONU lors de sa tournée dans la région, soulignant que "c'est naturellement très grave puisque cela porte atteinte à la crédibilité de sa fonction". "Voici un secrétaire général de l'ONU falot, qui est passé à côté de son mandat, qui ne laissera aucun souvenir, mais qui quelques mois avant son départ se livre à une curieuse manœuvre en violant les paramètres incontournables des négociations visant à aboutir à un règlement politique définitif", du conflit artificiel autour du Sahara, a-t-il fait remarquer, notant que Ban Ki-moon 'est quasiment parti pour le côté algérien et les séparatistes, et cela en violation de son mandat''.

"En se livrant à un véritable dérapage, il compromet le rôle du secrétariat général de l'ONU en tant que médiateur et facilitateur de la paix. Plus encore, il ferme délibérément les yeux sur les vrais problèmes : le rôle de l'Algérie dans le conflit, les atteintes aux droits de l'homme contre les personnes séquestrées dans les camps en Algérie, la corruption affectant le détournement de l'aide humanitaire dénoncé par l'Union européenne", a insisté M. Saint-Prot, qualifiant ses déclarations d'"intempestives".

Il a en outre rappelé que le conflit artificiel créé de toutes pièces sur le Sahara marocain perdure du fait de l'entêtement d'une seule partie qui a créé ce conflit, l'Algérie, faisant observer que la prolongation de cette affaire est 'dangereuse car elle ouvre la voie à l'instabilité régionale, aux rapprochements entre les agitateurs, le groupe polisario, les mouvements terroristes, ou les narcotrafiquants et aux pires manipulations''.

Le gouvernement du Royaume du Maroc a exprimé, mardi, les plus vives protestations contre les propos du Secrétaire Général des Nations unies sur la question du Sahara marocain, relevant avec "une grande stupéfaction les dérapages verbaux, les faits accomplis et les gestes de complaisance injustifiés'' de M. Ban Ki-Moon, durant sa récente visite dans la région. 




0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top