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Ce titre malheureux est une réponse au titre du journal aujourd’hui le Maroc du 2 mars 2016 « La France libère les Chibanis marocains ».

Nous n’aurions pas réagit à cet article si la presse radio et autres organes de presse électronique n’avaient pas relié cette information, malheureusement largement incomplète, dont les conséquences envers les intéressés sont d’une grande gravité.

Non ! nos Pères ne peuvent pas jouir de leur retraite dans leur pays d’origine de manière permanente sans perdre leur couverture sociale qui Elle est soumise à une condition de résidence.

Dans un communiqué du 12 Octobre 2015 nous avions déjà interpellé sur cette erreur d’interprétation du décret « decret 2015 -1239 du 6 octobre 2015 » mise en place par Mme Tourraine.

100% de nos retraités n’ont toujours pas la possibilité de profiter de leur retraite de manière permanente dans leur pays d’origine, au risque de perdre leur prestation de sécurité sociale qui, elle, est soumise à l’obligation de résidence et ce, exclusivement pour les retraités étrangers !

Oui, certes, la portabilité de cette « complémentaire » retraite est une avancée, mais elle n'apporte pas encore l'équité des droits puisque, depuis le 1er Janvier 2014, seuls les retraités français peuvent profiter de leur retraite et de leur couverture sécurité sociale hors communauté européenne sans obligation de résidence (6 mois et un jour). L.311-9 CSS

Au risque de perdre leur droit à la couverture de la sécurité sociale, nos retraités MRE « Chibanis » ne peuvent et ne doivent surtout pas quitter le territoire français plus de 6 mois et un jour.

Cap Sud MRE demande que cette distorsion de droit soit, au plus vite, résolue vue l’âge avancé de nos mères et pères afin qu’ils puissent enfin profiter de leur retraite là ou ils le désirent sans perdre leur droit à la Sécurité Sociale au même titre que les retraités français.

Suite à l'insuffisance du décret du 6 octobre 2015, l'association a fait déposer une question écrite le 8 décembre 2015 au parlement français dont la réponse est attendue dans les semaines à venir. La question principale reste donc pleinement poser.

L’ensemble de ces femmes et hommes ont cotisé pour vivre leurs retraites, libres et égaux, là où ils le souhaitent, tout en étant protégés par leurs contributions.
Donc rien n'est encore résolu bien au contraire et ce type d'information affirmative est préjudiciable pour les intéressés. Nous rappelons que nos Pères ne sont pas des plans de communications !
 
M. Salem Fkire
Cap Sud MRE






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