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Et comme en médecine, il y deux approches possibles. Pour certains le diagnostic est trop tard, le cancer est généralisé, il faut donc y aller d'un traitement choc. La chimiothérapie. Pour la planète entière ! Ce n’est pas parfait, mais ça rassure. Ça donne l'impression de faire quelque chose, une tape dans le dos de la part du médecin qui nous dit : Laissez-nous faire, on s'en occupe !

C'est un traitement qui comporte son lot de risque. En affaiblissant le système, on éradique temporairement le cancer dans une région, mais on la rend aussi très vulnérable à pleins d'autres maladies. Et c'est souvent ces autres maladies qui causent la mort du patient, quand ce n'est pas une récidive du cancer. Plus fort que le précédent, vu la santé fragile du patient.

Pour d'autres, il y a la prévention. Et si on coupait les vivres au cancer pour qu'il cesse de grossir. Rendons le bénin plutôt que malin. Mais nous avons toujours été plus du côté de la solution qui nous apparaît la plus simple, la pilule... ou la bombe. Et la prévention, ça jamais été trop trop notre force. C'est du travail à long terme, aux résultats plus difficiles à quantifier, moins impressionnants à la télé.

Et puis il y a les partisans de la première approche qui dès l'annonce d'un patient atteint de cancer se dépêchent d'envahir les médias et réseaux sociaux pour crier, voyez, la prévention ça ne fonctionne pas ! Même si visiblement la chimiothérapie n'est pas parfaite elle non plus...

Mais avant tout, la deuxième approche, c'est la moins payante pour les médecins. Comme ils contrôlent le système, bonne chance...

Il existe aussi une troisième approche. Il s'agit d'un mélange des deux. Une chirurgie locale, de temps en temps, pour enlever les cellules cancéreuses, parce qu'on en reconnait la dangerosité. Mais surtout, une approche globale, un changement dans l'alimentation et dans l'environnement pour créer un climat favorable à la guérison et surtout diminuer le risque de récidive.

Mais il s'agit l'approche la moins populaire. Décriée des deux côtés. Elle est à la fois plus complexe et plus difficile à vendre. Mais surtout, elle ne fait pas vendre ni de journaux, ni de cause.


Louis Tremblay
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