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Des élues du parti islamiste le PJD ont isolé le violoniste qui animait une soirée publique pour la Journée de la femme. Une action qui va à l’encontre des fondamentaux démocratiques du Maroc !

Une soirée musicale, organisée par l’Association des œuvres sociales des fonctionnaires de la commune urbaine d’Agadir (AOSFOC) a tourné au ridicule. « Les élues locales, membres du PJD, qui ont procédé ainsi prétendaient mettre les femmes voilées à l’aise », rapporte Assabah dans son numéro.

La démarche a immédiatement soulevé un tollé. Alors que les partisans estiment que cette séparation est logique et d’usage dans les familles marocaines conservatrices, ceux qui sont contre pensent qu’il s’agit d’une entorse à la démocratie venue du parti de la majorité gouvernementale.

Le chercheur spécialiste des mouvements islamistes, Said Lakhal, estime qu’« il n’est pas raisonnable de prétendre que c’est un comportement normal dans plusieurs familles marocaines pour justifier cette séparation. Au contraire, cet acte est dangereux, surtout de la part d’un organe officiel qui doit respecter et consacrer le projet social démocratique qu’a choisi le Maroc dans sa Constitution de 2011 ». Pour le chercheur, cette ségrégation sexuelle aurait été comprise si elle émanait de groupes extrémistes. « Mais qu’elle soit officielle, lors d’un événement sponsorisé par un établissement public n’est pas admissible », rapporte Assabah. Car tous les établissements du pays sont basés sur la mixité, consacrant les valeurs de tolérance que défend le Maroc.

Cette démarche est qualifiée d’hypocrite puisque ces élues et fonctionnaires de la commune sont en contact quotidien avec des interlocuteurs du sexe opposé. La prochaine étape du PJD serait, peut-être, de faire une séparation entre les hommes et les femmes au sein du parlement et pourquoi ne pas vouloir aussi modifier la constitution par la même occasion !

Source : le360.ma/fr/
Photo du film “L'orchestre des aveugles".



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