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La récente « tournée commerciale » effectuée par le premier ministre, Manuel Valls, en Algérie, a fait ressurgir la dramatique situation, connue de tous, dans laquelle se trouve plongé ce pays qui n’est plus gouverné depuis le 27 avril 2013 (date de l’AVC qui a frappé son président Abdelaziz)

Et cela en pleine crise financière et économique.
La séquence télévisée présentant le chef de l’état a provoqué un choc émotionnel national en Algérie. La pitié et l’indignation précédant la colère. Un président prononçant difficilement quelques mots, devant un Manuel Valls visiblement très gêné.

Le ministre des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, l’en avait prévenu :
« Le président algérien ne peut même plus faire entendre le son de sa voix, même à l’aide d’un micro »
L’incapacité du chef de l’état d’exercer ses fonctions et c’est tout le pouvoir qui se retrouve en « fauteuil roulant ».
« Comment défendre le prestige de notre pays en présence d’un président qui ne préside pas », déclare l’ex chef de gouvernement Sid-Ahmed Ghozali.
« Je pense que le président manque de discernement et que son entourage manque de dignité et c’est l’Algérie qui en prend un coup », affirme l’ancien ministre Abdelaziz Rohabi.
C’est la conséquence inévitable d’un quatrième mandat présidentiel imposé dans des conditions totalement anti-démocratiques. L’opposition appelle en vain à une élection anticipée alors que le proche entourage du président prépare les conditions d’une succession contrôlée, qui serait un désastre pour le pays.

Dès lors, une lutte acharnée sur fond de corruption et de scandales entre les divers partis politiques, sur un terrain miné qui ne bénéficie plus de l’arbitrage du général Toufik, évincé depuis quelques mois, et c’est la raison de ce blocage qui oblige les successeurs auto-désignés à maintenir en place un président important.

Le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, verrouille toutes les portes et refuse l’accès vers le président, même à ses « amis », le « groupe des 19 ».


Qui gouverne l’Algérie ? Qui détient réellement le pouvoir ? Qui décide ?

Le peuple est en colère, et connaissant l’Algérie, l’explosion peut se produire à tout moment, plongeant le pays une nouvelle fois dans l’abîme en prenant le risque fatal d’un chaos, car chaque semaine, de nouvelles infiltrations et implantations de djihadistes se poursuivent, malgré les interventions meurtrières de l’armée nationale, qui, elle, leur fait une vraie guerre.

Ce pays vit actuellement sous les menaces d’un environnement plus qu’instable et d’un contexte explosif à ses frontières, aussi bien libyenne que malienne.

L’Algérie paie chèrement, depuis un demi-siècle, une indépendance offerte dans des conditions désastreuses pour les deux pays, et nous en supportons également les conséquences.

© Manuel Gomez pour Dreuz.info.







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