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Il se confirme désormais que les plus hautes autorités du pays ont été très remontées contre la France officielle à travers le tweet assassin de son Premier ministre Manuel Valls contre le président Bouteflika. 

En décidant de tourner le dos à la clinique grenobloise où il avait pourtant l’habitude de s y rendre pour y passer des examens médicaux, Abdelaziz Bouteflika aura lancé un message politique sans ambages aux responsables français.

Il leur signifie qu’il n’a pas apprécié l’abus de confiance dont s’est rendu coupable Manuel Valls au terme de l’audience qu’il lui a accordée. En l’occurrence, le fameux tweet du Premier ministre français montrant Bouteflika dans une mauvaise posture semble avoir irrité au plus haut point à Alger. En témoigne les réactions indignées des acteurs politiques, et associatifs en Algérie qui ont certainement été mandatés à exprimer leurs courroux.

Sans doute que le président Bouteflika se serait rendu comme d’habitude au service de cardiologie de la clinique d’Alembert de Grenoble qu’il fréquente depuis novembre dernier en raison de la présence de son médecin traitant au Val de Grâce. Mais, après le coup de poignard de Manuel Valls, il lui était pour le moins immoral de se rendre en France, d’où son choix de se rendre en Suisse.

Pas de réaction officielle
On est du coup face à une crise diplomatique qui ne dit pas son nom entre Alger et Paris. En effet, l’enchainement des réactions chagrinées en Algérie qui ont fait boule de neige au fil des jours, montrait que la mayonnaise commençait à prendre mais d’une manière non officielle.

Bien que le secrétaire général par intérim du RND et néanmoins directeur du cabinet du président Ahmed Ouyahia, ait dénoncé crûment le «comportement abject» de Valls, on ne pouvait pas dire que c’est la présidence qui se soit exprimée, d’autant que ni le premier ministre ni le secrétaire général du FLN, proche du cercle présidentiel, n’ont été autorisés à s’exprimer sur ce sujet. Seuls Ouyahia (RND), Ghoul (TAJ), Benyounès (MPA), Hanoune (PT), UGTA, FCE et le Conseil de la nation, ont tonné et fulminé contre les commanditaires de la photo qui fâche.

Fermeté
Cela même si les déclarations de ces derniers qui soutiennent le président étaient des indices qui ne trompaient pas. Le président Bouteflika a donc choisi de ne pas répondre par un communiqué ou une déclaration ou par ses proches, mais par un geste d’une haute portée diplomatique. En allant se soigner en Suisse, il fait comprendre aux français que leur comportement est aussi inélégant qu’inacceptable. C’est sa façon à lui de répondre à un acharnement politique et médiatique français qui dure depuis des mois.

La France dont une bonne partie de l’establishment nostalgique de l’empire colonial considère l’Algérie comme un «Dom Tom», n’apprécie pas que des contrats échappent à ses entreprises. Le geste maladroit de Manuel Valls traduit justement cet état d’esprit d’un Premier ministre retourné bredouille d’une visite dont il escomptait ramasser le jackpot. A l’image d’un enfant à qui on refuse un jouet et qui s’en va pleurer et casser des ustensiles…

C’est dire que ce voyage helvétique du président Bouteflika est une gifle au gouvernement de François Hollande qui se croyait tout permis en Algérie. Plus que jamais les relations entre Alger et Paris traversent une zone de fortes turbulences.

Par Hakim Megatli
algerie1.com/

















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