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La participation du roi Mohammed VI le 20 avril à Riyad au sommet Maroc-Pays du Golfe, avant d'effectuer des "visites de fraternité et de travail" dans plusieurs pays de la région, n'est pas seulement à vocation économique. 

Elle est aussi politique et intervient à quelques jours de la publication du rapport de l'ONU sur le Sahara, dans un contexte marqué par des tensions entre le Maroc et le secrétaire général des Nations unies, Ban-Ki moon. Et le roi n'a pas manqué de critiquer le diplomate sud-coréen, dans un discours prononcé devant le sommet de Ryad et relayé par l'agence MAP.

S'il a dans un premier temps rappelé qu'"en 1975, des délégations d’Arabie Saoudite, du Koweït, du Qatar, du Sultanat d’Oman et des Emirats, avec la présence marquante de SA Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nehyane, Prince Héritier d’Abou Dhabi, qui avait 14 ans à l’époque, ont participé à la Marche Verte", le roi a est revenu sur l'actualité en mettant en lumière "la position que ces pays ont réaffirmée pendant la dernière crise avec le secrétaire général des Nations unies".


La situation est grave et inédite
"Mais cette fois-ci, la situation est grave et inédite dans l’histoire de ce conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara (...) les choses en sont arrivées au point d’engager une guerre par procuration où le Secrétaire général des Nations unies est instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara, comme en témoignent les déclarations partiales du responsable onusien et ses agissements inacceptables afférant au Sahara marocain", a dit le souverain.
Que peut faire le Secrétaire général alors qu’il admet ne pas avoir une connaissance complète du dossier du Sahara marocain
"Mais ne vous en étonnez pas car dès lors qu’on connait les raisons, il n’y a plus de mystère. En effet, que peut faire le Secrétaire général alors qu’il admet ne pas avoir une connaissance complète du dossier du Sahara marocain, comme c’est le cas pour de nombreuses autres affaires? Mieux encore, il ignore le détail des développements et les véritables dessous du dossier", a ajouté Mohammed VI, s’interrogeant sur "ce que peut faire le Secrétaire général, alors qu’il est l’otage de certains de ses collaborateurs et de ses conseillers, auxquels il délègue la supervision de la gestion de nombre de dossiers importants, en se contentant, lui, d’appliquer les propositions qu’ils lui présentent".

Des backgrounds politiques particuliers
"L’on sait aussi que certains parmi ces fonctionnaires ont des parcours nationaux et des backgrounds politiques particuliers, et qu’ils servent les intérêts d’autres parties, sans respect de l’obligation de neutralité et d’objectivité à laquelle ils sont tenus du fait de leur appartenance à l’Organisation des Nations unies, et qui se trouve être le fondement de l’action onusienne", a ajouté le roi.

Pour lui, "le Secrétaire général, en dépit de l’estime personnelle que nous lui portons, n’est en définitive qu’un homme. De ce fait, il lui est impossible de cerner toutes les affaires soumises aux Nations unies et de trouver les solutions qu’il faut à toutes les crises et à tous les différends qui éclatent dans le monde".

Le Maroc n’a aucun problème avec le SG des Nations unies
"Je tiens ici à souligner que le Maroc n’a aucun problème ni avec les Nations unies dont il est un membre actif, ni avec le Conseil de sécurité dont il respecte les membres avec lesquels il interagit en permanence. Le problème est, plutôt, avec le Secrétaire général, et plus particulièrement avec certains parmi ses collaborateurs en raison de leurs positions hostiles au Maroc", a expliqué le souverain, rappelant que "le Maroc a toujours coordonné, au sujet ce conflit artificiel suscité autour de son intégrité territoriale, avec ses amis traditionnels, comme les Etats-Unis d’Amérique, la France et l’Espagne, et avec ses frères arabes, notamment les pays du Golfe, et africains comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Gabon".
Le problème reste posé avec les responsables des administrations qui changent en permanence dans certains de ces pays
Néanmoins, "le problème reste posé avec les responsables des administrations qui changent en permanence dans certains de ces pays". Et pour cause: "à chaque changement, il faut déployer de grands efforts pour informer ces responsables du dossier du Sahara marocain, de toutes ses dimensions et de ses véritables dessous et leur rappeler que ce conflit, qui dure depuis plus de quarante ans, a fait de nombreuses victimes et occasionné d’importants coûts matériels, et que le dossier du Sahara est l’affaire de tous les Marocains, et non seulement celle du palais royal".

Mohammed VI est ensuite revenu sur "les plans d’agression attentatoires à notre stabilité se poursuivent toujours et ne cesseront pas. En effet, après avoir morcelé et détruit nombre de pays du Machreq arabe, les voilà qui s’en prennent aujourd’hui à son flanc occidental. Le dernier en date concerne les manœuvres orchestrées contre l’intégrité territoriale de votre deuxième pays, le Maroc".

Un épouvantail qu’on agite à la face du Maroc
"Rien de nouveau, puisque les adversaires du Maroc déploient tous les moyens, directs et indirects, dans leurs menées flagrantes". Et ils "tentent, selon les conjonctures, soit de délégitimer la présence du royaume dans son Sahara, soit d’appuyer l’option de l’indépendance et la thèse séparatiste, ou encore d’affaiblir l’Initiative d’autonomie dont la communauté internationale atteste le sérieux et la crédibilité".
Un épouvantail qu’on agite à la face du Maroc et, parfois, un moyen de pression ou d’extorsion
Et le souverain de conclure qu'"avec la persistance de ces manigances, le mois d’avril, qui coïncide avec les réunions du Conseil de sécurité sur l’affaire du Sahara, est devenu un épouvantail qu’on agite à la face du Maroc et, parfois, un moyen de pression ou d’extorsion".

Source :huffpostmaghreb.com














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