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« Sahara marocain : le dossier d'un conflit artificiel » est le titre d'un nouvel ouvrage qui vient de paraitre aux éditions du Cerf (313 pages). L’étude, sous la direction de Charles Saint-Prot, directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques, aborde la question d’un conflit sous ses divers angles, historique, géopolitique, juridique, social et économique.

Un conflit artificiel d’une région pacifiée par le Maroc qui a écarté depuis longtemps une menace militaire agitée jadis par Alger, avec la participation de forces importantes venues de Cuba et de l’Europe de l’Est sous occupation soviétique. Quarante ans après la Marche Verte du 6 novembre 1975, une analyse d’envergure était nécessaire sur la persistance du conflit sur le Sahara marocain (dit « occidental ») créé de toutes pièces par l’Algérie et le bloc communiste au milieu des années 1970.

Désinformation, propagande, provocations, campagnes ciblées d’intoxication, toutes les méthodes bien connues de l’activisme révolutionnaire totalitaire continuent à fonctionner grâce aux subventions d’un régime algérien qui, depuis 1975, tente d’accréditer la fiction d’un mouvement séparatiste fantoche au Sahara marocain, le Polisario.

La question des provinces sahariennes du Maroc est résolue depuis 1975. L’accord de Madrid du 14 novembre 1975 a mis fin au statut de territoire non-autonome des provinces du Sud marocain. Le conflit diplomatique et politique ne persiste que par une Algérie obsédée encore par sa haine contre un Maroc qui se développe et avance.

Le développement économique et social des provinces du Sud n’a été possible que grâce à la volonté politique de la monarchie et à la mobilisation de tout le peuple marocain. L’objectif a été de combler les retards locaux, comme cela s’est fait dans d’autres régions du Royaume. Ce développement, dû aux sacrifices consentis, a été une grande cause nationale pour montrer au monde que le Maroc était chez lui dans toutes ses régions et qu’il construisait sérieusement l’avenir collectif à travers le développement de chacun d’entre elles, consolidant ainsi cette « exception marocaine » qui s’impose désormais comme une évidence (v. L’exception marocaine, collectif, Paris, Ellipses, 2014).

Ce qu’a fait le Maroc bien peu d’États et de peuples auraient pu le faire, bien peu auraient su tenir ainsi une ligne ferme dans la durée, bien peu auraient consenti les mêmes sacrifices. Il fallait pour cela la volonté clairvoyante des souverains qui se sont succédé et un vrai enthousiasme populaire national. Il est vrai que le Royaume chérifien est le seul pays émergent du Maghreb et le seul qui présente de sérieuses garanties pour la stabilité de toute la région et la lutte contre la menace terroriste. C’est pourquoi, le conflit artificiel entretenu par l’Algérie est particulièrement déplorable, quand un Maghreb arabe uni serait une si évidente source de stabilité et de progrès.

Il faut en finir avec le conflit sur le Sahara marocain et il faut le faire vite à un moment où les risques de déstabilisation ne cessent de s’étendre du fait du dynamisme des groupes terroristes et de l’affaiblissement – voire de l’effondrement – d’un bon nombre d’États, sans compter les menaces qui pèsent sur d’autres, à commencer par une Algérie dont l’économie de rente est frappée de plein fouet par la chute des cours pétroliers. Pourtant le régime algérien continue son aventure sans issue et ses manipulations, l’une des dernières en date étant l’instrumentalisation du secrétaire général des Nations unies sur le départ, Ban Ki-moon, qui a gravement dérapé lors d’une visite en Algérie au début mars 2016.

Éditions du Cerf,
Collectif sous la direction de Charles Saint-Prot, Jean-Yves de Cara, Christophe Boutin, 313 pages, 20 euros.

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Arlette Colin
Wakeupinfo



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