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Cela fait quelques années que le régime fait la démonstration que rien ne peut affaiblir son obstination à perpétuer sa mainmise sur l’État. Le problème, c’est qu’il a de moins en moins les moyens de financer un pays sous séquestre et en même temps d’arroser une clientèle qui s’est montrée insatiable.

Deux récents événements sont venus montrer l’étendue du désastre de déliquescence de l’État dont l’oligarchie s’est visiblement emparée : l’affaire de Panama Papers qui a révélé, au grand jour, un pan de l’activité prévaricatrice des hommes du régime, et la photo de l’entrevue avec Valls qui a confirmé la gravité de l’état de santé du Président.

Il n’en fallait pas plus pour que la panique gagne le clan. Et il y en eut plus, avec le rapport du département d’État américain et la position de la justice britannique sur l’état des droits de l’Homme dans notre pays !

Depuis une semaine, les crieurs d’élite se relaient à la tâche pour invectiver un peu la France, très peu l’opposition politique, et beaucoup la presse, précisément “quatre journaux”, selon le compte d’Ouyahia. Avant qu’un journal public ne reprenne à son compte ces cibles, évoquant dans son commentaire d’avant-hier, “un quarteron de journaux”. Voyez-vous, si même l’éditorial d’El Moudjahid va puiser son effort d’éloquence dans le discours de De Gaulle, c’est la preuve que les défenseurs du régime, toujours prompts à agiter l’épouvantail français, ont tout de même appris du système colonial ! Le complexe du colonisé se niche là où on l’attend le moins !

Les mêmes discoureurs se relaient depuis des jours au micro de l’invective, rivalisant d’acerbité dans une compétition qui, visiblement, devrait primer celui d’entre eux qui se montrera le plus abject envers les détracteurs de cette obstination malsaine à confondre, délibérément, la question de la respectabilité de l’institution présidentielle et la question de l’aptitude de l’actuel titulaire de la fonction à l’assumer. On aura tout entendu, jusqu’à la contestation de leur algérianité à ceux qui viendraient à douter de la “légitimité de l’institution présidentielle” ! Parce que le régime délivre aussi les attestations de patriotisme.

L’avènement du 20 Avril n’est pas fait pour arranger les affaires d’un pouvoir aux abois. Le pouvoir croyait avoir plié la question en un article de Constitution et même s’être approprié les lauriers d’un combat, enfin, dépouillé de sa cause ! Il ne restait qu’à diaboliser le MAK pour effaroucher la revendication identitaire. Et amalgamer, avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, la marche pour l’amazighité et celle “pour la partition du pays”.

C’est vrai qu’il y a risque de partition. Mais la question est : qui a mis le pays dans cet état de décrépitude qui menace jusqu’à sa cohésion ?

Publié par Mustapha Hammouche
liberte-algerie.com/





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