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Le roi du Maroc, Mohammed VI, entamera le mercredi 11 mai une visite d’État en Chine durant laquelle les deux pays devraient conclure un partenariat stratégique.

Au cours de la visite du roi en Chine, la deuxième du genre depuis 2002, le président chinois Xi Jinping et le chef d’État marocain co-présideront une cérémonie de signature d'accords importants. Les deux dirigeants auront également une série d'entretiens portant sur des sujets d'intérêt commun pour les deux pays, notamment sur les plans politique et économique.

En effet, les relations économiques entre la Chine et le Maroc sont appelées à se développer davantage, à l'image de leurs relations politiques et diplomatiques exemplaires qui remontent à 1958. C'est d'ailleurs dans ce cadre que s'inscrit le modèle de coopération tripartite entre le Maroc, la Chine et l'Afrique. Le Maroc devrait constituer une plate-forme importante pour le rayonnement des industries, des services et du savoir-faire chinois en général vers le continent africain. Selon certains médias marocains, la Chine propose de conclure un accord de libre-échange avec le Maroc afin de promouvoir un développement sain et ordonné du commerce bilatéral.

En 2015, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et le Maroc a atteint 3,43 milliards de dollars, selon les statistiques publiées par les autorités chinoises, faisant de la Chine le quatrième partenaire commercial du Maroc.

Par sa position géographique, ses ressources humaines et les accords de libre-échange qu'il a conclus avec de nombreux pays, le Maroc a le potentiel pour devenir un centre important pour les investissements chinois en Afrique. Quatrième destination des investissements directs étrangers sur le continent africain et premier investisseur africain en Afrique francophone, le Maroc dispose aussi de plusieurs atouts lui permettant d'être le moteur-clé d'une dynamique régionale, notamment des infrastructures aux normes internationales, des mesures d'incitation à l'investissement et la présence de ses banques en Afrique.

Le Maroc offre également des opportunités aux entreprises chinoises pour réaliser de grands projets d'infrastructures aussi bien dans le cadre de concessions BOT (Build-Operate and Transfer) que dans le cadre de partenariats public-privé (PPP). Ces projets concernent les infrastructures portuaires, ferroviaires, autoroutières et aéroportuaires. La diversité des accords, qui devront être signés entre des acteurs institutionnels et étatiques et des sociétés privées, témoigne de la forte volonté affichée par les deux pays de donner un coup d'accélérateur à leur coopération économique en allant de l'avant sur la voie de l'instauration d'un partenariat stratégique gagnant-gagnant.

La Chine et le Maroc ont signé en 2014 un accord portant sur l'exemption des visas pour les porteurs de passeports diplomatiques et de service. Sur le plan culturel, les relations bilatérales ont franchi des étapes importantes avec l'inauguration de deux Instituts Confucius à Rabat et à Casablanca et la signature de dix conventions de jumelage entre des villes des deux pays.

Les relations de coopération touristique avec la Chine sont régies par l'Accord de coopération touristique signé entre les deux pays en 2002 à l'occasion de la visite du roi du Maroc en Chine. Compte tenu du potentiel important du marché chinois, qui occupe la première place mondiale en tant que pays émetteur de touristes, le Maroc accorde une place importante à ce marché dans sa politique de prospection dans le cadre de la Vision 2020 et a pour objectif d'attirer 100.000 touristes chinois d'ici 2020.

Sur le plan environnemental, la prochaine Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22), qui aura lieu du 7 au 18 novembre à Marrakech, sera une nouvelle occasion de renforcer la coopération sino-marocaine.

Xinhua



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