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Il n'en fallait pas plus, pour faire réagir énergiquement, une nouvelle fois, les autorités marocaines après le rejet par le porte-parole du Département d’État américain des arguments présentés par Rabat en dénonciation des allégations arbitraires contenues dans le fumeux rapport sur les Droits de l'Homme ; une agression incontestable et caractérisée contre le Maroc, un allié de longue date.

C'est pourquoi, l'Ambassadeur des États-Unis d'Amérique à Rabat, Dwight Bush, a été sur le champ convoqué, le 18 mai 2016, par le Ministre délégué aux Affaires Étrangères, Monsieur Nasser Bourita, en présence de Monsieur Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Services Extérieurs marocains.

Une réunion qui permis d'éclairer le Chef de la représentation américaine à Rabat sur la manipulation avérée et les erreurs factuelles que contient ledit rapport concocté par des diplomates américains, en instance de départ.

Il est inutile de revenir sur les trois cas cités dans ce rapport, tellement ils sont mensongers et que tout avait démontré en temps et lieu aux responsables américains, venus au Maroc pour examiner ces cas précis et qui ne peuvent être reniés par le Département d’État américain.

Je rappellerai à ces diplomates américains et rédacteurs dudit rapport que le Royaume du Maroc est un État d’institutions. Il dispose de structures nationales dont la crédibilité et le sérieux sont largement reconnus. Il s’agit d’institutions de promotion et de protection des Droits de l’Homme (CNDH, DIDH, le Médiateur), de régulation et de gouvernance (HACA, Conseil de la Concurrence, Instance Nationale de probité et de lutte contre la corruption, IRCAM et autres) qui, jalouses de leurs attributions, sont les premières concernées par l’évolution de la situation des Droits de l’Homme au Maroc.

Enfin, à ces donneurs de leçons, que sont les fonctionnaires du Département d'Etat américain, dont les véritables visées et motivations interrogent, je les invite à lire Alexis de Tocqueville qui a, en son temps, mis en exergue les faiblesses de la démocratie américaine car basée sur le despotisme populaire, la tyrannie de la majorité, l'absence de la liberté intellectuelle, faiblesses conduisant à la dégradation de l'administration et occasionnant la chute de la politique bénéfique, de l'éducation et des belles-lettres.

Farid Mnebhi




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