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Les préparatifs de l’organisation de la COP22, qui se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre prochain, vont bon train. En voilà, quelques infos de cet évènement majeur qui réunira Gouvernements et experts du climat.

Sur les 25000-30000 personnes attendues, 13 000 participants seront accrédités par le Secrétariat Général de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ce qui leur donnera accès à la zone gérée par l’ONU, dite bleu. Par ailleurs sont attendus 1500 journalistes, 8000 délégués de la société civile et des invités du monde entier…

La COP 22 va se dérouler sur un terrain de 25 hectares situé à Bab-Ighli à Marrakech (le long des remparts de la Médina). Les participants seront répartis en 4 zones.
  • Zone bleue directement gérée par le Secrétariat Général de la CCNUCC
  • Zone société civile
  • Zone innovations
  • Zone de rencontres et de travail
L'équipe officielle du Maroc :
  • Président du comité de pilotage : Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères,
  • Commissaire général : Abdelâdim Lhafi
  • Ambassadeur pour la négociation multilatérale : Aziz Mekouar
  • Président du comité scientifique : Nizar Baraka, président du CESE
  • Envoyée spéciale pour la mobilisation : Hakima El Haite, ministre de l'Environnement
  • Responsable du pôle société civile : Driss El Yazami
  • Responsable financier : Faouzi Lekjaa
  • Responsable de la communication : Samira Sitaïl
  • Responsable de la logistique et de la sécurité : Abdeslam Bikrate
  • Responsable des partenariat public/privé : Said Mouline, directeur de l'Aderee
  • Responsable du pôle événements parallèles ''side events'' : Mohammed Benyahia
Le financement annoncé !
  • Gouvernement du Maroc : 30 millions euros !
  • Union Européenne : 10 millions d’euros (en négociation) !
  • Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) : 2 millions d’euros !
  • Fonds international de développement agricole (FIDA) : 1 millions d’euros !
Le premier coup de pioche
Le premier coup de pioche des travaux a été donné le 10 mai. Le coût de l'aménagement est estimé à 35 millions d'euros. Les entreprises impliquées sur le site Bab Ighli à Marrakech :
  • Aménagement du village : Groupement conduit par GL Events (Léni et Manzeh Diafa, L’Agence Publicis, GL Event Audiovisual, GL Mobilier, Hall Expo, Capital Events).
  • Assistance à maîtrise d’ouvrage : Oger International Maroc.
  • Contrôle technique des travaux : Veritas Maroc.
  • Gestion des hébergements et des transports aériens et terrestres des participants : S’Tour et B Network
  • Communication : Agences Mosaik, Initiative 360 et Image Factory.
Les chantiers en cours :
  • Construction d’un centre de tri sélectif afin de produire du biogaz qui sera ensuite transformé en électricité
  • Rénovation du parc d’éclairage publique avec comme ambition une réduction de 40% de la facture énergétique de la ville
  • Réhabilitation de l’actuelle décharge et création d’une décharge aux normes actuelles à 34 km de la précédente
  • Livraison avant la COP22 de 4 BHNS , bus électriques à haut niveau de service, à Marrakech gérés par la société espagnole Alsa.
  • Création d’un parc photovoltaïque Sumitomo
Les Infos en bref
  • La Charte de l'environnement des collectivités territoriales de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a été signée, le 22 mai à Tanger. Cette signature entre dans le cadre des préparatifs de la deuxième conférence des Parties des pays méditerranéens (MedCOP22).
  • Casablanca Finance City organisera le 4 novembre à Casablanca l'événement international "Climate Finance Day" (CFD) et succède ainsi à Paris Europlace, qui avait en 2015 piloté cette rencontre dans le cadre de la COP21.
  • Alsa, société espagnole de transport de voyageurs va équiper la ville de Marrakech de quatre bus touristiques 100% électriques. Ces bus à deux étages auront une longueur de 12 mètres et auront une capacité de 71 places assises. Ils devraient être en circulation une semaine avant le démarrage de la COP22.
  • Une "journée sans voiture" au Maroc se déroulera le dimanche 29 mai dans plusieurs villes dont Casablanca et Marrakech. Une grande première pour le royaume.
  • La plateforme collaborative internationale Construction21, associant en France notamment l'Ademe a lancé sur son site internet un concours sur des initiatives innovantes en matière de bâtiment durable, les "Green Building & City Solutions Awards 2016". La participation est gratuite. Les réalisations présentées doivent être livrées au plus tard le 30 juin.
  • Les porteurs d'initiatives "vertes" au Maroc peuvent soumettre en ligne, un projet, ou un évènement pour qu’il bénéficie du "label" officiel COP22, Ceci via le site web dédié : http://label-cop22.ma.
Les événements à suivre
  • L’UNESCO à Paris accueille du 23 au 27 mai l’édition 2016 de la "Semaine africaine de l’UNESCO" avec pour thème "La femme africaine face au défi climatique". La princesse Lalla Hasnaa, sœur du roi du Maroc est marraine de la manifestation.
  • La deuxième semaine de l’Environnement se tient du 23 au 29 mai à Casablanca. Le thème du réchauffement climatique en lien avec la COP22 a été retenu. Au menu : conférences, activités de sensibilisation, nettoyage, remise des prix du Concours Casa Rues vertes ainsi que la journée sans voiture...
Pour les nuls

La COP ?
La Conférence des parties (COP ou Conferences Of the Parties ou « CdP » en français) constitue l'organe suprême de la convention. Elle se réunit chaque année lors de conférences mondiales où sont prises des décisions pour respecter les objectifs de lutte contre les changements climatiques.

A qui profite les COP ?
  • Aux pays organisateurs. Une COP équivaut l’organisation d’une manifestation internationale comme les jeux olympiques ou la coupe du monde de football. Les retombées médiatiques et économiques sont énormes.
  • Aux "Sponsors" et "mécènes". Ce sont des entreprises qui participent financièrement ou en nature à la logistique. Ces mécènes, triés sur le volet, mettent rarement la main au portefeuille. En général, ce sont les grands pollueurs comme Total, Areva… Leurs participations à ces évènements consistent à exercer un lobbying auprès des décideurs pour préserver leurs propres intérêts.
  • Aux pays dits développés. Les enjeux liés au climat sont un nouveau marché fleurissant tels que le traitement des déchets, la fabrication des éoliennes, des centrales solaires… C’est aussi un contrôle sur les pays émergents comme la Chine, le Brésil…
  • A l’Organisation des Nations Unis. L’ONU renforce ses pouvoirs en s’affirmant comme un gouvernement mondial aux prises des décisions concernant la planète. L’ONU reste sous l’influence des États-Unis qui sont, eux-mêmes, sous contrôle de certaines puissances financières qu’on retrouve aussi parmi les mécènes cités plus haut.
Les COP dans tout ça ?
Les changements climatiques ne datent pas d’hier. Les modifications de notre climat sont en effet aussi anciennes que notre planète Terre. Les grandes tendances de la température planétaire au cours des temps géologiques montrent que le climat a été généralement plutôt chaud, hormis au cours des 5 ères glaciaires. La dernière étant celle du quaternaire, dans laquelle nous vivons actuellement.

Le changement climatique actuel n’est cependant pas considéré comme une modification ordinaire. Par son ampleur et sa rapidité, le réchauffement de notre climat peut être réellement qualifié d’extraordinaire dans l’histoire de notre planète.

La consommation des énergies fossiles (production d'énergie, carburant des véhicules, chauffage de l'habitat, industrie) est, de loin, le secteur le plus incriminé. Mais il ne faut surtout pas oublier le changement d'occupation des terres, incluant la déforestation, qui se situe à la seconde place en termes de responsabilité dans l'augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre. La seule solution cohérente possible est de sortir du productivisme industriel, de la privatisation des biens communs, de la destruction des terres nourricières et de la marchandisation du vivant.

« L’égoïsme, par nature, est sans borne : l’homme n’a qu’un désir absolu, conserver son existence, s’affranchir de toute douleur, même de toute privation ; ce qu’il veut, c’est la plus grande somme possible de bien être, c’est la possession de toutes les jouissances qu’il est capable d’imaginer, et qu’il s’ingénie à varier et à développer sans cesse. Tout obstacle qui se dresse entre son égoïsme et ses convoitises excite son humeur, sa colère, sa haine : c’est un ennemi qu’il faut écraser » de Arthur Schopenhauer, Le fondement de la morale.

Arlette Colin







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