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Le vote de la résolution 2285/2016 le 29 avril 2016 relative au dossier du Sahara marocain en interpelle plus d’un au sujet de la position de l’Administration américaine.

En effet, la présentation du 1er draft de résolution concocté par les diplomates américains onusiens et les différentes discussions qui s’en suivirent pour sa reformulation démontrent clairement que le Secrétaire Général a reçu un important soutien de l’équipe diplomatique américaine en poste à l’ONU.

Une implication américaine qui avait pour objet de remodeler la vision de l’ONU sur la question du Sahara marocain en portant atteinte aux intérêts du Maroc, en favorisant la piste séparatiste et donc de dépecer le Royaume du Maroc et de nuire à sa stabilité.

Le Maroc, sous la conduite de son Roi, a réussi à mettre en échec cette tentative américaine grâce à la forte mobilisation de ses amis et alliés, la France, l’Espagne, l’Egypte, le Sénégal et des pays arabes et africains. Quant au vote de la Russie, il interroge !

Il y a lieu de rappeler à l’Administration Obama, qui vit ses derniers jours, que le Royaume du Maroc a été le premier pays à reconnaître la toute jeune République américaine en décembre 1777 puis de signer un Traité de Paix et d’Amitiés, ratifié le 18 juillet 1787 par le Congrès des Etats Unis d’Amérique.

Un Traité qui englobe les relations diplomatiques, la non agression, l’accès aux marchés respectifs, sur la base de la clause de la Nation la plus favorisée.

Espérons que la prochaine Administration américaine qui prendra ses quartiers à Washington en janvier 2017 sera moins aventurière et moins désinvolte que l’actuelle sur un dossier aussi sensible pour le Maroc que pour le Monde qu’est celui du Sahara marocain.

On notera que dès la résolution votée, le Ministère marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération a publié un communiqué dans lequel il est réaffirmé que le Maroc a pris note du contenu de celle-ci et souligné que les dernières manoeuvres du Secrétaire Général de l’ONU visant à à altérer les paramètres de la solution politique, à ressusciter des options dépassées et à introduire des éléments non-reconnus par le Conseil de Sécurité ont été rejetées.

Mieux, le Conseil de Sécurité de l’ONU refuse tout changement du Mandat de la MINURSO et son élargissement à des missions non-convenues et à des actions étrangères à sa raison d’être, poursuit le communiqué.

Le communiqué rappelle à cet égard que le Roi Mohammed VI avait dénoncé dans son discours lors du Sommet Maroc-CCG à Riyad, le 20 avril 2016, les sources d’inspiration, l’action et les objectifs des milieux hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume, et agissant pour la déstabilisation régionale et de conclure que le Royaume du Maroc restera engagé en faveur de la paix et la stabilité régionale et internationale, autant qu’il demeurera vigilant face à tous dérapages ou tentatives de porter atteinte à ses intérêts supérieurs légitimes.

Enfin, par la voix du Représentant Permanent du Maroc à l’ONU, la Maroc a décidé de prendre part au briefing des donateurs que le Haut Commissariat de l’ONU pour les Réfugiés (HCR) compte convoquer en faveur des populations séquestrées dans les camps de Tindouf.

En conclusion, l’Administration Obama a bien trahi son allié majeur dans le continent Africain et mis à mal le partenariat stratégique qui lie les deux pays et ce, alors que la communauté internationale, les responsables politiques et élus américains et étrangers, mais aussi de nombreux experts, analystes de renommée mondiale, ONG’s et Associations louent les grandes avancées du Maroc en matière des Droits de l’Homme, de la protection des droits des Femmes et des Enfants, de la démocratie, des libertés, son engagement sans faille dans la lutte contre le terrorisme et son rejet le plus ferme de l’intolérance, de la xénophobie et du racisme.

Farid Mnebhi





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